Économie
La survie au volant, épreuve des chauffeurs de Manille
Alors que le prix du diesel atteint des niveaux historiques aux Philippines, les conducteurs de jeepneys, minibus iconiques du pays, luttent quotidiennement pour préserver leur gagne-pain. Leurs journées s’allongent démesurément, tandis que les marges s’amenuisent jusqu’à parfois disparaître.
À Manille, le volant d’un jeepney n’est plus seulement un outil de travail, il est devenu le symbole d’une bataille économique acharnée. Eric Helera, comme des milliers d’autres chauffeurs, consacre désormais jusqu’à dix-huit heures par jour à sillonner les artères de la capitale. Cette endurance forcée est sa seule parade face à la montée en flèche du coût du carburant, une hausse qu’il qualifie lui-même de la plus sévère de sa carrière. Le diesel, indispensable à ces véhicules populaires qui structurent les déplacements urbains, affiche des tarifs records sur les pompes.
L’équation quotidienne du chauffeur est désormais d’une simplicité cruelle. Pour chaque trajet, son minibus baptisé Princess doit accueillir au moins dix passagers afin de simplement couvrir la dépense en combustible. En deçà, la course devient déficitaire. Cette pression constante l’a contraint à abandonner les longs itinéraires, moins rentables, et à rogner sur ses propres besoins. Les repas complets sont réservés aux bonnes journées, les autres se contentant de frugalité. Son revenu net peut tomber à moins de sept euros pour une journée entière, une somme qu’il parvenait autrefois à engranger avant midi.
La situation a conduit les organisations professionnelles du secteur à réclamer une augmentation du prix des tickets pour les usagers. Une revendication qui trouve un écho mitigé parmi la population, partagée entre la nécessité de préserver ce maillon essentiel des transports et la difficulté à assumer un surcoût dans des budgets déjà tendus. Certains chauffeurs, découragés, ont d’ores et déjà rangé leurs clés, se tournant vers d’autres secteurs comme le bâtiment.
Face à cette crise, les autorités ont décrété l’état d’urgence énergétique nationale et annoncé une aide financière ponctuelle. Une mesure jugée insuffisante par les principaux concernés, pour qui cette somme ne représente qu’un répit très temporaire. Alors que la nuit tombe sur Manille et que son véhicule se remplit lentement, Eric Helera sait qu’il devra poursuivre sa route bien après la tombée du jour. La perspective d’un changement de métier hante ses pensées, mais la responsabilité envers sa famille, logée dans un modeste foyer partagé avec d’autres ménages, le maintient au poste de conduite. L’avenir immédiat de toute une profession se joue ainsi, au rythme des pleins de diesel et du cliquetis du compteur.
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