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Des frappes aériennes israéliennes font neuf victimes dans le sud libanais

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Les bombardements nocturnes ont touché plusieurs localités, dont un camp de réfugiés, dans un contexte d’intensification des opérations militaires.

Neuf personnes ont perdu la vie lors de raids aériens menés par l’aviation israélienne dans la nuit de mardi à mercredi sur le sud du Liban. Les frappes ont ciblé trois zones distinctes, provoquant également de nombreux blessés. Selon les informations rapportées par les médias officiels libanais, les attaques se sont concentrées sur des secteurs considérés par Israël comme des bastions du Hezbollah.

À Nabatiyeh, une frappe a fait trois morts et une vingtaine de blessés. Une autre intervention, près de Saïda, a causé la mort de quatre personnes. Un appartement situé dans le camp de réfugiés de Mieh Mieh a également été touché, entraînant deux décès supplémentaires. Parallèlement, l’armée israélienne a diffusé des ordres d’évacuation pour plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, annonçant des actions militaires imminentes.

Ces événements s’inscrivent dans une escalade marquée depuis le début du mois. Le bilan des opérations israéliennes sur le sol libanais s’élèverait, selon les autorités locales, à plus d’un millier de morts et a provoqué le déplacement d’une grande partie de la population du sud du pays. Le ministre israélien de la Défense a réaffirmé la volonté de son pays d’établir une zone de sécurité jusqu’au fleuve Litani, estimant que le retour des civils ne serait possible qu’une fois la menace sécuritaire écartée.

En réponse, le Hezbollah a annoncé s’opposer à l’avancée des troupes israéliennes et a revendiqué plusieurs attaques contre des positions militaires près de la frontière. La situation sur le terrain reste extrêmement tendue, avec des frappes quasi quotidiennes. Des témoins sur place décrivent des scènes de désolation dans les zones bombardées, avec des habitations réduites à l’état de décombres et des rues couvertes de gravats.

Cette recrudescence des hostilités intervient dans un contexte diplomatique particulièrement fragile. Le gouvernement libanais, qui accuse les forces iraniennes de piloter les actions du Hezbollah, a récemment pris la décision d’expulser l’ambassadeur d’Iran, une mesure vivement contestée par le mouvement chiite. Les perspectives de désescalade apparaissent, dans l’immédiat, très limitées, alors que les deux parties semblent engagées dans une logique de confrontation ouverte.

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