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Faits Divers

Une empreinte digitale, une boîte en plastique et un acquittement

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Le tribunal correctionnel d’Albi a relaxé une sexagénaire jugée pour vol avec effraction, l’unique preuve matérielle à sa charge s’étant révélée insuffisante face au principe du doute.

Une femme de soixante et un ans, sans antécédent judiciaire, a comparu devant la juridiction albigeoise. Elle était poursuivie pour un cambriolage survenu plus d’un an auparavant au domicile d’un octogénaire, où des bijoux avaient été dérobés. L’intrusion s’était effectuée par le découpage d’une grille métallique protégeant un soupirail, donnant accès à l’intérieur de l’habitation, intégralement fouillée.

L’ensemble de l’enquête ne reposait que sur un seul élément matériel. Les investigations n’avaient permis de relever qu’une unique empreinte digitale, identifiée comme celle de la prévenue, sur une petite boîte de rangement en plastique se trouvant dans une chambre. Face à cette pièce à conviction, l’intéressée a maintenu une version des faits catégorique, niant toute implication et affirmant n’avoir jamais pénétré dans les lieux.

Pour expliquer la présence de son empreinte, elle a déclaré avoir probablement manipulé cet objet en magasin avant son achat par la victime. Elle a précisé posséder un modèle identique, bien que de couleur différente. Sa défense a fait valoir l’incohérence de la thèse accusatrice, soulignant que, sans gants, sa cliente aurait nécessairement laissé d’autres traces dans la maison si elle y était entrée.

Le parquet avait requis une condamnation à une peine d’emprisonnement avec sursis. Après délibéré, le tribunal a estimé que les charges retenues ne permettaient pas d’établir sa culpabilité de manière certaine. Considérant le bénéfice du doute, il a prononcé la relaxe de la prévenue.

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