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Une campagne de désinformation russe cible Emmanuel Macron via l’affaire Epstein
Une opération d’influence attribuée à Moscou a tenté d’impliquer le chef de l’État français en fabriquant de toutes pièces un article compromettant, selon des sources gouvernementales.
Les services français de vigilance contre les ingérences numériques ont identifié une manœuvre de désinformation visant à associer le président de la République, Emmanuel Macron, au dossier judiciaire de Jeffrey Epstein. Cette opération, détectée en milieu de semaine, reposait sur la création d’un site internet contrefaisant l’identité du média France Soir. Un article fictif, attribué à tort à un journaliste du Parisien, y affirmait que le chef de l’État figurait parmi les personnalités compromises par ce scandale.
L’agence gouvernementale Viginum attribue cette action, avec un degré de confiance élevé, au réseau informationnel connu sous le nom de CopyCop. Cette structure, liée à un ancien policier américain réfugié en Russie, est réputée pour dupliquer des sites d’information légitimes afin de diffuser des contenus fallacieux. L’article forgé de toutes pièces prétendait s’appuyer sur des documents officiels de la « Epstein Library », une base de données du ministère américain de la Justice. Une vérification a établi que les pièces citées n’y figuraient pas.
La diffusion de cette fausse information a été orchestrée sur le réseau social X, initialement par un compte identifié comme un relais habituel des campagnes du groupe Storm-1516. Ce collectif, associé aux services russes, est régulièrement accusé de mener des opérations d’influence contre des pays occidentaux. Le contenu a ensuite été amplifié par d’autres comptes, probablement rémunérés, selon l’analyse des autorités. Le site factice a été rapidement désactivé, conformément au mode opératoire habituel de ce réseau.
La manœuvre s’inscrit dans une stratégie plus large visant à saper la crédibilité des institutions et des personnalités politiques en Occident. Les experts estiment que l’objectif principal de Storm-1516 est d’affaiblir le soutien international à l’Ukraine en discréditant ses alliés. En France, cette affaire survient dans un contexte électoral sensible, marqué par les scrutins municipaux et la perspective de la présidentielle. Des dizaines de faux sites d’information locale, attribués aux mêmes acteurs, ont proliféré récemment, diffusant des contenus mêlant réalité et fiction pour alimenter l’inquiétude et les divisions.
Les médias usurpés, France Soir et Le Parisien, ont immédiatement publié des démentis. Le journaliste dont l’identité avait été exploitée a déposé plainte. Pour les autorités françaises, ce type d’opération représente une menace significative pour l’intégrité du débat public numérique, nécessitant une vigilance constante et des moyens de contre-offensive adaptés.
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