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Benoît Payan vise un second mandat à Marseille, une coalition de gauche en appui

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Le maire sortant, issu de la gauche, officialise sa candidature pour les élections municipales de mars 2026. Il affrontera une opposition fragmentée dans une ville où les défis sociaux et sécuritaires restent prégnants.

Benoît Payan a annoncé sa volonté de conduire à nouveau la liste du Printemps marseillais, la coalition de gauche et de la société civile qui gère la cité phocéenne depuis 2020. Dans une lettre aux habitants, l’édile a reconnu que des « grandes choses » restaient à accomplir, estimant qu’un premier mandat ne suffisait pas à transformer en profondeur une ville dirigée pendant un quart de siècle par la droite. Il promet de préparer l’avenir de Marseille « pour les cinquante ou cent prochaines années », sans dévoiler pour l’heure les détails de son programme.

La configuration électorale s’annonce complexe. Le maire sortant, légèrement en tête dans les premières estimations, devra composer avec une triangulaire, voire une quadrangulaire, face à la candidate de la droite et du centre Martine Vassal, au député Rassemblement national Franck Allisio et au candidat de La France insoumise Sébastien Delogu. La campagne de ce dernier a d’ailleurs été récemment ébranlée par l’annonce de sa prochaine comparution en justice dans une affaire de diffusion de documents privés.

Benoît Payan, qui n’était pas initialement tête de liste en 2020, avait accédé à la fonction de premier magistrat après la démission pour raisons de santé de Michèle Rubirola. Son élection par le conseil municipal avait alors été boycottée par les élus d’opposition, qui l’avaient qualifié de « maire non élu », une formule encore employée aujourd’hui. Depuis, l’homme de 47 ans, réputé pour sa maîtrise des dossiers locaux, a consolidé sa stature et semble s’être imposé comme la figure naturelle de sa coalition, malgré le ralliement d’un adjoint écologiste au camp insoumis.

Son bilan est marqué par des avancées dans certains domaines, comme la création ou la rénovation de plusieurs espaces verts et un plan ambitieux de construction d’écoles pour pallier des années de délabrement. La municipalité s’est aussi attaquée au problème du logement indigne, en multipliant les actions en justice contre les propriétaires de taudis et en régulant le marché des locations touristiques. Cependant, la persistance de la pollution atmosphérique et les défis sécuritaires, dans une ville confrontée à un trafic de drogue endémique et récemment frappée par un homicide, dessinent un tableau plus contrasté.

L’opposition ne manque pas de pointer ces faiblesses. Le collectif soutenant Martine Vassal a fustigé un bilan qu’il juge catastrophique, tandis que le candidat du RN a accusé le maire sortant de faire campagne par crainte de la victoire de son camp. La question de l’insécurité et de la gestion quotidienne des quartiers promet ainsi d’être un thème central de la bataille électorale à venir.

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