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Des locataires mosellans dispensés de loyer face à l’inaction d’un propriétaire

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Une décision municipale exceptionnelle suspend le versement des loyers de vingt-huit foyers, en raison de graves désordres affectant la sécurité de leurs logements. Le propriétaire conteste cette mesure et envisage un recours.

Les résidents de deux immeubles situés à Bouzonville bénéficient d’une mesure inédite. La municipalité a en effet ordonné la suspension du paiement de leur loyer, invoquant des risques liés aux équipements collectifs. Cette décision fait suite au refus répété du bailleur d’exécuter des travaux de mise en sécurité, pourtant réclamés depuis de nombreux mois.

Un arrêté, apposé dans les halls d’entrée en septembre, officialise cette suspension. Il s’appuie sur un diagnostic technique mettant en lumière de multiples défaillances. Les installations de sécurité sont jugées défectueuses, la ventilation est insuffisante et un local technique présente un état de dégradation avancé, avec des aménagements réalisés sans conformité aux normes.

Les occupants décrivent des conditions de vie préoccupantes. Ils signalent notamment des infiltrations d’humidité générant des moisissures, ainsi que la présence de rongeurs. Des prises électriques défectueuses complètent ce tableau, soulevant des inquiétudes pour la sécurité des personnes, notamment des familles avec enfants.

Le propriétaire rejette ces accusations. Il affirme avoir procédé à d’importants travaux d’amélioration par le passé et estime que la durée d’occupation de certains locataires invalide la notion de danger immédiat. Il dénonce par ailleurs une campagne de dénigrement de la part de ses occupants. Contestant la motivation de la mairie, qu’il soupçonne de convoiter ses biens immobiliers, il prévoit de saisir la justice administrative.

La municipalité, de son côté, maintient sa position. Elle a imparti un délai de six mois pour la réalisation des travaux correctifs. Parallèlement, le dossier a été signalé aux autorités judiciaires. La situation reste donc en suspens, dans l’attente d’une éventuelle intervention de la justice ou d’un commencement des réparations.

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