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Un pont condamné, une communauté divisée

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La fermeture soudaine de l’ouvrage d’Iguerande, en Saône-et-Loire, impose aux habitants des détours considérables, perturbant profondément la vie locale et l’activité économique.

Les mille résidents de la commune d’Iguerande subissent depuis plusieurs semaines les conséquences d’une décision administrative prise dans l’urgence. Le pont qui enjambe la Loire et relie les deux parties du village a été interdit à toute circulation fin septembre, sur avis des services techniques départementaux. La structure, fragilisée par une érosion sous-jacente, présentait un risque d’affaissement jugé inacceptable, nécessitant sa fermeture immédiate avant la réalisation de travaux de sécurisation.

Cette mesure a scindé la localité en deux entités distinctes, bouleversant les routines établies. Pour se rendre d’une rive à l’autre, les administrés sont désormais contraints à un long parcours de plusieurs dizaines de kilomètres afin d’emprunter un autre ouvrage. Cette contrainte affecte particulièrement les riverains de la rive est, séparés des principaux commerces et services situés sur la rive ouest. Les professions agricoles et les artisans sont parmi les premiers impactés, voyant leurs temps de trajet et leurs dépenses en carburant s’alourdir sensiblement.

Les travaux de réhabilitation viennent tout juste de commencer et leur achèvement n’est pas attendu avant la fin de l’année 2026. Cette perspective d’une interruption prolongée suscite l’inquiétude quant aux répercussions économiques pour les entreprises locales et le pouvoir d’achat des familles. À ce jour, aucune aide financière de compensation n’a été annoncée par les autorités départementales pour atténuer ces surcoûts, laissant la population face à une situation dont la résolution semble encore lointaine.

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