Nous rejoindre sur les réseaux

News

L’anesthésiste Frédéric Péchier condamné à la réclusion criminelle à perpétuité

Article

le

Le verdict est tombé après un procès de trois mois et demi devant la cour d’assises du Doubs. L’ancien praticien, reconnu coupable d’avoir provoqué la mort de douze patients et l’intoxication de dix-huit autres, a annoncé son intention de faire appel.

La cour d’assises de Besançon a prononcé la peine maximale à l’encontre de Frédéric Péchier, âgé de cinquante-trois ans. La réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans, a été retenue pour l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés. Le médecin se voit également interdire à titre définitif l’exercice de sa profession. La présidente de la cour a ordonné son incarcération immédiate, mettant fin à sa comparution libre depuis l’ouverture de l’enquête en 2017.

L’accusation avait requis cette sanction, décrivant un homme ayant « utilisé la médecine pour tuer ». Les faits se sont déroulés entre 2008 et 2017 dans deux cliniques privées de la ville, touchant des patients âgés de quatre à quatre-vingt-neuf ans. Selon les éléments du dossier, le praticien aurait introduit diverses substances dans des poches de perfusion, provoquant des arrêts cardiaques ou des hémorragies. Le parquet a évoqué une volonté de nuire à des collègues avec lesquels il entretenait des conflits, ainsi qu’une recherche de pouvoir.

À l’issue de quinze semaines d’audiences souvent techniques et chargées d’émotion, le verdict a été accueilli comme un soulagement par les nombreuses parties civiles. L’avocat de plusieurs d’entre elles a qualifié l’affaire de l’un des plus importants dossiers criminels de l’histoire judiciaire française. Plusieurs victimes et proches ont exprimé un sentiment d’apaisement, tout en reconnaissant la perspective éprouvante d’un nouveau procès en appel.

L’intéressé, qui a toujours clamé son innocence, est resté impassible à l’annonce de la sentence. Son défense, qui avait plaidé l’acquittement en invoquant un manque de preuves irréfutables, a immédiatement annoncé le recours. L’avocat de la défense a réaffirmé sa conviction quant à l’innocence de son client et indiqué qu’il demanderait sa remise en liberté dans le cadre de la procédure d’appel.

Si le jugement apporte une forme de clôture judiciaire, il laisse en suspens de nombreuses interrogations. Plusieurs conseils des parties civiles ont regretté que l’accusé n’ait fourni aucune explication sur ses motivations. L’espoir de comprendre les raisons d’actes d’une telle gravité se reporte désormais sur la future audience devant la cour d’appel.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus