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Économie

La niche fiscale des retraités au cœur des débats parlementaires

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Les députés reprennent l’examen du budget de l’État dans un contexte particulièrement tendu, avec plus de deux mille amendements en suspens.

L’Assemblée nationale entame ce jeudi une nouvelle phase d’examen du projet de loi de finances, après neuf jours d’interruption. Les discussions s’annoncent complexes, avec plus de 2 100 amendements encore en attente de discussion sur la seule section consacrée aux recettes. Le calendrier parlementaire impose une transmission au Sénat avant le 23 novembre à minuit, échéance que les débats actuels pourraient compromettre.

La suppression du dispositif fiscal avantageant les retraités constitue le principal point de controverse. Le gouvernement propose de remplacer l’abattement de 10% dont bénéficient les pensionnés par un forfait de 2 000 euros, une mesure qui rapporterait 1,2 milliard d’euros selon les estimations. Cependant, une convergence d’oppositions semble se dessiner contre cette modification, reproduisant le scénario observé en commission.

Parmi les autres sujets sensibles figurent la taxation des petits colis, qui intervient dans un contexte de vives discussions sur les pratiques commerciales des géants du commerce en ligne, ainsi que l’augmentation des droits de timbre pour l’obtention des titres de séjour. Le gouvernement a par ailleurs acté l’abandon du vote sur la partie dépenses du budget, se concentrant désormais sur les recettes.

La majorité présidentielle exprime des réserves quant à l’opportunité d’un vote final, certains élus estimant préférable de prolonger les discussions plutôt que de se prononcer sur des dispositions contestées. Cette approche contraste avec les avancées enregistrées avant la pause parlementaire, où plusieurs mesures fiscales concernant les multinationales et les superdividendes avaient été adoptées, provoquant l’irritation des soutiens gouvernementaux qui dénonçaient alors des excès en matière fiscale.

L’exécutif maintient son objectif de ramener le déficit public à 4,7% du produit intérieur brut, tout en s’engageant à transmettre intégralement au Sénat les amendements adoptés par les députés.

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