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Sababa, une oasis culinaire pour la paix à Paris
Dans la capitale française, un établissement gastronomique né de la collaboration entre un Palestinien et un Israélien propose une expérience unique où les saveurs du Moyen-Orient deviennent le langage d’une coexistence apaisée.
L’enseigne Sababa a ouvert ses portes ce week-end dans le onzième arrondissement de Paris, attirant une foule nombreuse venue découvrir ses spécialités méditerranéennes. Les fondateurs, Radjaa Aboudagga, originaire de Gaza, et Edgar Laloum, Franco-Israélien, ont conçu ce projet commun avec l’association Nous réconcilier. L’initiative coïncide avec une période d’espoir dans la région, marquée par des développements diplomatiques récents.
Dès l’aube, les équipes préparent artisanalement l’ensemble des plats, du houmous aux falafels en passant les managuish, ces sandwiches traditionnels farcis de fromage ou de thym oriental. La cuisine bat son plein dans une atmosphère collaborative où se croisent bénévoles et professionnels. Les deux associés soulignent la similarité des traditions culinaires israéliennes et palestiniennes, reflet selon eux d’une culture partagée.
La décoration du lieu, installé dans l’ancien Consulat Voltaire, symbolise cette volonté de rapprochement. Trois drapeux – palestinien, français et israélien – s’entrelacent au plafond, créant une image forte pour les convives. Plusieurs clients ont exprimé leur émotion devant cette représentation de la coexistence pacifique, y voyant un message d’unité possible.
Pour les organisateurs, cette démarche dépasse la simple expérience gastronomique. Des lectures multilingues, des concerts et des cercles de parole complètent la programmation, transformant l’espace en lieu d’échanges et de dialogue. Le nom même de l’établissement, Sababa, évoque la joie de vivre dans les deux cultures, résumant l’ambiance que les fondateurs souhaitent instaurer.
Malgré les tensions persistantes au Proche-Orient, les participants manifestent une conviction commune. La pérennité de ce type d’initiative ne serait pas menacée par un regain de violence, mais au contraire renforcerait la nécessité de tels espaces de rencontre. Psychosociologues et militants présents sur place observent que le simple fait de partager un repas dans un cadre neutre constitue déjà une avancée significative.
Alors que la file d’attente demeurait importante en début d’après-midi, l’enthousiasme des premiers jours semble confirmer l’actualité de cette approche. Les saveurs communes deviennent ainsi le vecteur d’une conversation qui dépasse les clivages, offrant aux Parisiens une expérience à la fois gustative et symbolique.
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