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Économie

Le Medef promet une mobilisation sans précédent contre toute hausse de la fiscalité des entreprises

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Le président de l’organisation patronale, Patrick Martin, alerte sur les risques d’une pression fiscale accrue dans le prochain budget, évoquant un contexte déjà défavorable à l’investissement.

Le Medef a annoncé samedi son intention d’organiser une vaste mobilisation du monde patronal en cas d’augmentation des impôts pesant sur les entreprises dans le projet de budget 2026. Le président de l’organisation, Patrick Martin, a exprimé une inquiétude grandissante parmi ses adhérents, jugeant intolérable toute nouvelle ponction fiscale dans un environnement économique déjà tendu.

Selon lui, les entreprises françaises supportent déjà la charge fiscale la plus lourde des pays de l’OCDE, avec près de 13 milliards d’euros de prélèvements supplémentaires attendus en 2025. Il dénonce notamment le non-respect des engagements gouvernementaux concernant la baisse de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), un impôt de production qui pèse sur la trésorerie des sociétés.

Parmi les mesures particulièrement contestées figure la taxe dite « Zucman », visant les très hauts patrimoines et intégrant l’outil de travail dans son assiette. Le président du Medef y voit un frein à l’investissement et une menace pour certaines entreprises, notamment dans les technologies, qui pourraient être contraintes à des cessions forcées. Il qualifie cette proposition de « spoliation » et estime qu’elle irait à l’encontre de la compétitivité économique.

Plus globalement, le Medef s’oppose à toute logique budgétaire reposant sur une augmentation des recettes fiscales sans maîtrise préalable des dépenses publiques. L’organisation prône plutôt une réduction des dépenses sociales et de fonctionnement de l’État, ainsi qu’une réflexion sur la suppression de postes dans la fonction publique.

Enfin, le Medef a salué la décision du gouvernement de renoncer à supprimer deux jours fériés, une mesure qui aurait selon lui pénalisé des secteurs entiers comme l’hôtellerie-restauration et le tourisme, sans compensation financière pour les salariés concernés. L’Union des entreprises de proximité (U2P) a abondé dans ce sens, soulignant qu’il était inacceptable de demander aux actifs de travailler davantage sans gain de revenu.

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