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Économie

Annie Genevard face à la colère des éleveurs savoyards

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La ministre de l’Agriculture s’est rendue en Savoie et Haute-Savoie, épicentre d’une crise sanitaire qui frappe les élevages bovins, déclenchant une vive contestation.

La visite de la ministre Annie Genevard dans les Alpes n’a pas apaisé les tensions. Depuis la détection fin juin des premiers cas de dermatose nodulaire contagieuse, plus de 1 500 bêtes ont été abattues dans 33 exploitations, tandis qu’une campagne de vaccination massive concerne désormais 310 000 animaux. Devant la préfecture de Chambéry, des manifestants, soutenus par les syndicats agricoles, ont exprimé leur exaspération face à des mesures jugées tardives et disproportionnées.

Les éleveurs dénoncent particulièrement l’obligation d’abattre l’intégralité des troupeaux dès qu’un cas est identifié, une pratique qualifiée d’« absurde » par Christian Convers, secrétaire général de la Coordination rurale. Les critiques portent également sur les délais d’approvisionnement en vaccins, accusant l’État d’avoir tardé à réagir malgré les alertes.

Lors de sa visite, la ministre a signé une charte visant à accompagner financièrement et psychologiquement les professionnels touchés. Elle s’est ensuite rendue dans une exploitation de Hauteville-sur-Fier pour observer les opérations de vaccination, lancées le week-end dernier. Le gouvernement assure prendre en charge les indemnisations et l’élimination des carcasses, tout en rappelant que la maladie, transmise par des insectes, ne présente aucun risque pour l’homme.

La zone de vaccination couvre un périmètre de 50 km autour des foyers identifiés, incluant une partie de l’Ain et de l’Isère. Les autorités sanitaires se veulent rassurantes, soulignant l’efficacité prouvée du vaccin, déjà utilisé dans les Balkans pour endiguer l’épidémie. Reste que sur le terrain, la défiance persiste, beaucoup jugeant insuffisantes les mesures d’accompagnement proposées aux éleveurs dont les cheptels ont été sacrifiés.

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