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Économie

Le marché automobile européen enregistre un net repli au premier semestre

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Les ventes de voitures neuves reculent de 7,3 % en juin, avec une tendance similaire pour les six premiers mois de l’année.

Le secteur automobile européen affiche des résultats en demi-teinte pour le premier semestre 2025. Les immatriculations de véhicules neufs ont chuté de 7,3 % en juin par rapport à l’année précédente, selon les dernières données publiées par l’Association des constructeurs européens (ACEA). Cette tendance négative se confirme sur l’ensemble des six premiers mois, avec une baisse globale de 1,9 %.

Les principaux marchés, dont l’Allemagne, la France et l’Italie, enregistrent des contractions significatives, pesant sur les performances globales du continent. Les motorisations thermiques traditionnelles, essence et diesel, subissent un déclin marqué, avec des reculs respectifs de 21,2 % et 28,2 %. À l’inverse, les hybrides non rechargeables progressent de 17,1 %, représentant désormais plus du tiers des ventes (34,8 %).

Les véhicules entièrement électriques poursuivent leur essor, mais à un rythme moins soutenu que lors des exercices précédents (+22 %). Leur part de marché atteint 15,6 %, avec des disparités notables selon les pays. L’Allemagne et la Belgique, notamment, bénéficient d’incitations fiscales favorisant leur adoption. Les hybrides rechargeables, quant à elles, connaissent une légère embellie (+19,5 %), tirées par des avantages fiscaux dans certains États membres.

Les constructeurs expriment des inquiétudes face à cette conjoncture morose. Stellantis, deuxième acteur européen, subit une baisse de 16,1 % de ses ventes en juin, principalement sur ses marques Fiat et Citroën, en pleine transition de gamme. Volkswagen, leader du marché, suit la tendance générale (-7,8 %), tandis que Renault limite la casse (-0,5 %), malgré des difficultés persistantes sur le segment des utilitaires. Les groupes asiatiques Toyota et Hyundai-Kia ne sont pas épargnés, avec près de 10 000 immatriculations en moins sur la période.

L’ACEA souligne la nécessité de mesures incitatives plus robustes pour relancer la demande et accélérer la transition énergétique. « Les consommateurs restent prudents, et le contexte économique incertain pèse sur la compétitivité du secteur », précise l’association dans un communiqué. La révision des normes d’émissions de CO2, qui conditionnent les ventes de véhicules électriques, figure parmi les priorités pour stimuler le marché.

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