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Ursula von der Leyen sauve son poste, mais essuie de vives critiques au Parlement européen

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La présidente de la Commission européenne a survécu à une motion de censure portée par l’extrême droite, tout en étant épinglée par ses alliés pour son style de gouvernance jugé trop autoritaire.

Le Parlement européen a rejeté massivement la motion de censure contre Ursula von der Leyen, initiée par des élus d’extrême droite. Avec seulement 175 voix favorables sur les 361 nécessaires, l’échec de cette manœuvre était attendu. Toutefois, l’épisode a révélé des fractures au sein de la majorité pro-européenne, où sociaux-démocrates, centristes et écologistes ont exprimé leur mécontentement face aux méthodes de la dirigeante allemande.

Malgré les tensions, la cheffe de l’exécutif européen conserve le soutien des conservateurs du PPE, qui forment le premier groupe de l’hémicycle. Son président, Manfred Weber, a salué leur rôle de « pilier de la stabilité » en Europe. Mais les alliés traditionnels de von der Leyen, comme les centristes de Renew, ont clairement averti que leur appui n’était « pas acquis » sans garanties sur les politiques sociales et environnementales.

L’extrême droite, divisée sur la question, n’a pas pesé dans la balance. Si certains élus, comme le Français Jordan Bardella, ont appelé à sanctionner la Commission pour son « autoritarisme » et son « écologie punitive », d’autres, comme les partisans de Giorgia Meloni, ont préféré s’abstenir. La gauche radicale, quant à elle, a majoritairement boycotté le vote pour ne pas être assimilée à cette initiative.

Les critiques portent notamment sur l’opacité de la Commission dans l’affaire des SMS échangés avec le PDG de Pfizer pendant la pandémie, un dossier qui alimente les accusations de manque de transparence. La motion de censure, déposée par un eurodéputé roumain, visait aussi à dénoncer une concentration excessive du pouvoir entre les mains de von der Leyen.

En réponse, la présidente a fustigé ses détracteurs, les qualifiant d’« extrémistes » et de « pro-Poutine », tout en appelant à l’unité face aux défis géopolitiques. Mais ce vote, bien que symbolique, a mis en lumière les fragilités de sa coalition, à un an des élections européennes.

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