Économie
Cigéo : le projet d’enfouissement nucléaire obtient un avis technique favorable
Le site de stockage des déchets les plus radioactifs de France vient de franchir une étape clé, avec des expertises validant globalement sa sûreté à long terme, malgré quelques réserves.
Le projet Cigéo, destiné à enfouir les déchets nucléaires les plus dangereux dans le sous-sol de la Meuse, avance vers sa concrétisation. Les dernières expertises techniques, menées par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et son groupe d’experts indépendants, concluent que la conception du site offre une « bonne capacité de confinement » pour les prochains millénaires. Ces évaluations, achevées fin juin, marquent la fin de l’instruction technique préalable à l’autorisation de construction.
Prévu pour entrer en service vers 2050, Cigéo doit accueillir dans des galeries souterraines des milliers de colis de déchets hautement radioactifs, issus principalement des centrales nucléaires françaises. Les analyses ont porté sur les risques majeurs, tels que la corrosion des conteneurs, les effondrements de galeries ou la présence de failles géologiques. Les conclusions indiquent que les impacts radiologiques et chimiques sur l’environnement et la santé humaine resteraient négligeables sur le très long terme.
Cependant, des points critiques subsistent. Les experts soulignent la nécessité d’approfondir les connaissances sur la stabilité de la couche d’argile, vieille de 160 millions d’années, qui doit isoler les déchets. Par ailleurs, des interrogations persistent sur la résistance des alvéoles face aux risques d’explosion ou d’incendie, notamment pour les déchets bitumés, particulièrement inflammables. Les systèmes de scellement des galeries doivent également être renforcés pour prévenir toute intrusion humaine accidentelle.
Ces avis techniques s’ajoutent à deux précédentes évaluations publiées en 2024 et 2025, couvrant les phases d’exploitation et de fermeture du site. La prochaine étape consistera en une consultation publique fin 2026, avant un décret d’autorisation attendu pour 2027-2028. En parallèle, le gouvernement devra réévaluer le coût du projet, initialement estimé à 25 milliards d’euros, mais voué à augmenter significativement.
Malgré les contestations persistantes des écologistes et des riverains, Cigéo se profile comme la solution retenue par la France pour gérer l’héritage radioactif de son parc nucléaire. Le débat sur sa faisabilité et ses risques se poursuivra dans les mois à venir, à mesure que le calendrier réglementaire avance.
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