Monde
« Cristina Kirchner en résidence surveillée : une marée humaine déferle sur Buenos Aires en soutien »
L’ancienne présidente argentine, condamnée à six ans de prison, a galvanisé ses partisans depuis son domicile, promettant un retour en force du péronisme.
Une foule immense a envahi les rues de Buenos Aires ce mercredi, transformant le centre-ville en un vaste théâtre de soutien à Cristina Kirchner. Assignée à résidence après la confirmation de sa peine pour malversations durant son mandat (2007-2015), l’ex-cheffe d’État a adressé un message enflammé à ses sympathisants, clamant : * »Nous reviendrons, plus forts et plus unis que jamais. »*
La mythique Place de Mai, cœur politique argentin, a vu défiler des dizaines de milliers de personnes, selon des observateurs. Les avenues adjacentes, saturées, témoignaient de l’ampleur d’une mobilisation rare depuis des mois. Portraits de l’ancienne dirigeante, drapeaux nationaux et slogans comme * »Liberté pour Cristina »* dominaient le paysage, tandis que musiques et grillades improvisées animaient l’atmosphère.
À 72 ans, Cristina Kirchner bénéficie d’un aménagement de peine en raison de son âge, sous surveillance électronique. Son assignation n’a pourtant pas entamé sa combativité. Dans un enregistrement diffusé lors du rassemblement, elle a martelé : * »Ils peuvent m’enfermer, mais jamais ils n’emprisonneront la volonté du peuple. »*
Les motivations des manifestants étaient variées. Pour certains, comme Veronica, infirmière de 40 ans, il s’agissait de rendre hommage à une figure ayant élargi l’accès à l’éducation. D’autres, à l’image de Rocio, jeune fonctionnaire, dénonçaient une * »atteinte à la démocratie »*, jugeant la condamnation politique.
Le gouvernement, par la voix du ministre Guillermo Francos, a minimisé l’événement, soulignant que les soutiens à l’ex-présidente ne représentaient qu’une * »minorité »* face à une majorité critique. Les analystes, comme la politologue Lara Goyburu, reconnaissent toutefois la persistance d’une capacité mobilisatrice au sein du péronisme, malgré son manque actuel de transversalité.
Dans une touche d’ironie, Cristina Kirchner a évoqué une requête insolite transmise à la justice : savoir si elle pouvait encore apparaître à son balcon, geste symbolique désormais interdit par les conditions de son assignation. Un détail qui résume le mélange de détermination et de théâtre politique entourant cette affaire.
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