Société
C8 face à l’Arcom : un combat judiciaire pour sa survie
Alors que la fin de sa fréquence approche à grands pas, C8 défie le régulateur audiovisuel devant le Conseil d’État, soutenue par une pétition massive. L’enjeu dépasse largement la simple bataille juridique.
La chaîne C8, propriété du groupe Canal+ dirigé par le milliardaire Vincent Bolloré, se trouve dans la tourmente. En cause : la décision de l’Arcom de ne pas renouveler sa fréquence de diffusion sur la TNT, prévue pour expirer en février prochain. Cette décision, motivée par un impératif de pluralisme médiatique, suscite une levée de boucliers au sein du groupe et au-delà. La chaîne a mobilisé ses forces, notamment à travers une pétition ayant déjà recueilli plus de 600 000 signatures, et se prépare à une audience décisive devant le Conseil d’État ce vendredi.
L’Arcom a justifié son choix en juillet dernier en privilégiant deux nouveaux projets, OFTV et RéelsTV, jugés plus aptes à répondre aux attentes du public. Outre C8, la chaîne NRJ 12, également évincée, a saisi la juridiction administrative. Les conséquences pour les deux antennes s’annoncent lourdes : pour C8, près de 400 emplois sont en jeu, tandis que NRJ 12 évoque un impact potentiel sur l’équilibre financier de son groupe propriétaire, NRJ Group.
Les sanctions imposées à C8 ces dernières années, à hauteur de 7,6 millions d’euros, pèsent dans la balance. Ces amendes, principalement liées aux dérapages de Cyril Hanouna dans son émission phare « Touche pas à mon poste » (TPMP), ont été utilisées par l’Arcom pour appuyer sa décision. Canal+ estime néanmoins que ces pénalités suffisaient et ne devraient pas entraver le renouvellement de la fréquence.
Le débat s’étend également au champ politique. Certains élus dénoncent un traitement inéquitable, évoquant des motivations partisanes dans les choix du régulateur. Le député Aurélien Saintoul, par exemple, avait pointé l’approbation de CNews, autre chaîne du groupe Bolloré, souvent accusée de promouvoir une ligne éditoriale conservatrice.
En parallèle, Cyril Hanouna, figure emblématique de C8, anticipe une éventuelle issue défavorable. Il a annoncé travailler à un projet multimédia au sein du groupe Canal+, mêlant télévision, internet et presse écrite. Une manière de rebondir alors que l’avenir de la chaîne demeure incertain.
Cette affaire souligne l’importance persistante de la TNT dans le paysage audiovisuel français, malgré l’émergence des plateformes numériques. Environ 20 % des foyers français en dépendent encore pour accéder à la télévision, un chiffre qui met en lumière les enjeux de cette réattribution des fréquences. La décision du Conseil d’État, attendue dans les prochaines semaines, pourrait redessiner durablement cet écosystème.
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