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Politique

Wauquiez écarte toute censure du budget, prône l’unité nationale face aux tensions internationales

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Le président du groupe LR à l’Assemblée nationale a estimé qu’il serait irresponsable de provoquer une crise institutionnelle dans le climat géopolitique actuel, tout en dressant un bilan mitigé du texte de finances.

Laurent Wauquiez a exclu tout vote de censure de la part des députés Les Républicains contre le gouvernement. Intervenant devant la presse parlementaire, le chef de file de la droite à l’Assemblée a jugé qu’une telle initiative serait déraisonnable compte tenu des incertitudes qui pèsent sur la scène internationale et des risques de conflit commercial. Selon lui, priver le pays de loi de finances dans ce contexte exposerait la France à un danger.

Il a rejeté les qualifications politiques attribuées au budget, affirmant que celui-ci n’était ni de gauche ni de droite, mais simplement le reflet d’une configuration parlementaire bloquée. Le travail des élus de son camp aurait, à ses yeux, permis d’éviter les mesures fiscales les plus contestables du projet initial, même si la version adoptée grâce au 49.3 reste perfectible. Il a pointé deux écueils principaux, l’absence de réduction significative des dépenses publiques et une pression fiscale accrue sur les grandes entreprises.

Le député de Haute-Loire a par ailleurs vivement réagi aux appels lancés par certaines figures de la mouvance libérale pour renverser l’exécutif. Sans le nommer directement, il a visé David Lisnard, lui suggérant de se confronter d’abord au suffrage universel lors des élections législatives. Cette sortie intervient alors que la députée Alexandra Martin, issue du mouvement du maire de Cannes, a annoncé son intention de voter la censure.

Sur le plan politique, Laurent Wauquiez a réitéré son plaidoyer pour une large consultation préalable à l’élection présidentielle, évoquant des discussions avec diverses personnalités. Il a cité plusieurs noms, dont celui de l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, l’enjoignant selon ses termes à devenir l’artisan du rassemblement des droites.

Enfin, évoquant la politique étrangère, il a apporté son soutien à l’action diplomatique française face aux déclarations américaines sur le Groenland. Il a insisté sur la nécessité d’une Europe unie et ferme, refusant toute forme de soumission aux pressions commerciales, tout en appelant l’Union européenne à mieux défendre son marché intérieur.

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