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Économie

Wall Street plonge sous le poids des tensions commerciales

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Les places financières américaines ont clôturé en net recul, marquées par l’incertitude persistante autour des mesures protectionnistes annoncées par l’administration Trump.

Les principaux indices boursiers new-yorkais ont affiché une baisse sensible en fin de semaine dernière. Le Dow Jones a cédé 0,63%, tandis que le Nasdaq et le S&P 500 ont respectivement reculé de 0,22% et 0,33%. Cette tendance baissière intervient après une série de records historiques enregistrés précédemment, témoignant d’une volatilité accrue sur les marchés.

L’annonce de nouvelles taxes douanières ciblant plusieurs partenaires commerciaux, dont le Canada, a contribué à refroidir l’appétit des investisseurs. Les mesures envisagées, pouvant atteindre 35% sur certains produits, ont été perçues comme une escalade dans la politique commerciale américaine. Près d’une vingtaine de pays, principalement en Asie, ont été notifiés de ces dispositions qui entreront en vigueur début août.

Certains analystes tempèrent toutefois cette correction, soulignant la résilience globale des marchés. Les performances récentes du Nasdaq et du S&P 500, qui ont enchaîné plusieurs sommets historiques, semblent confirmer cette analyse. L’attention se porte désormais sur les prochaines publications économiques, notamment les indices des prix à la consommation et à la production, qui pourraient influencer les décisions de la Réserve fédérale.

Sur le front des valeurs, les performances ont été contrastées. Le fabricant de vêtements Levi Strauss a vu son action bondir de plus de 11% après la publication de résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Dans le secteur énergétique, le britannique BP a progressé de 3,55% grâce à des perspectives optimistes concernant sa production. À l’inverse, les compagnies aériennes ont globalement souffert, malgré les bons chiffres précédemment annoncés par Delta Air Lines.

Le marché obligataire a parallèlement connu des tensions, avec une hausse du rendement des emprunts d’État à dix ans, passant de 4,35% à 4,42%. Cette évolution reflète les anticipations des investisseurs quant à la politique monétaire américaine, alors que les espoirs d’une baisse des taux en septembre s’amenuisent.

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