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Faits Divers

Une retraitée contrainte à la caravane par une maison lézardée

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Privée de son logement par des fissures, une habitante de Côte-d’Or mène depuis trois ans un combat judiciaire épuisant contre son assureur, sans eau courante et endettée par des frais d’expertise.

Il y a près de deux décennies, cette ancienne aide-soignante avait fait l’acquisition d’une maison du XVIIIe siècle dans un village au nord de Dijon. Sa situation a basculé durant l’été 2022, lorsque des lézardes importantes sont apparues sur la bâtisse, à la suite d’un épisode de sécheresse intense. Les désordres, constatés sur les murs et le carrelage, ont été jugés si graves par un expert qu’un arrêté a interdit tout accès au domicile, le déclarant dangereux.

Depuis cette décision, la propriétaire, âgée de 65 ans, vit recluse dans une caravane installée sur son terrain, dépourvue du confort élémentaire de l’eau courante. Son espoir de réparation s’est heurté au refus catégorique de sa compagnie d’assurances de reconnaître le sinistre. Bien qu’un décret ait par la suite qualifié l’événement de catastrophe naturelle pour la commune, une condition habituellement nécessaire à l’indemnisation, l’assureur conteste le lien de causalité, arguant que les désordres seraient antérieurs.

Pour faire valoir ses droits, la retraitée s’est engagée dans une longue procédure judiciaire. Cette démarche lui a déjà imposé un endettement personnel de soixante-cinq mille euros, consacrés à des études de sol et à des expertises contradictoires. Un rapport commandé par la justice vient pourtant d’établir que l’origine des fissures est bien imputable à la sécheresse de 2022.

Malgré cette conclusion, le verdict judiciaire définitif se fait toujours attendre. Dans l’intervalle, l’état de la maison s’est tellement dégradé que sa démolition, programmée dans les prochaines semaines, est devenue inéluctable. Plusieurs autres habitants de la localité seraient confrontés à des difficultés similaires pour obtenir compensation, illustrant les complexités qui entourent souvent la reconnaissance de ce type de dommages. La sexagénaire, elle, poursuit son combat, partagée entre l’amertume de perdre sa maison et l’obstination d’obtenir enfin réparation.

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