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Une peine de vingt ans de réclusion requise pour le meurtre d’un nonagénaire à Lyon

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_**L’avocate générale a estimé que le discernement de l’accusé était altéré et n’a pas retenu la circonstance aggravante d’antisémitisme, laissant cette question décisive à l’appréciation des jurés.**_

Les débats à la cour d’assises du Rhône se sont achevés jeudi sur un réquisitoire marqué par une distinction juridique rigoureuse. La magistrature a demandé l’application de la peine maximale de vingt années de réclusion criminelle à l’encontre de Rachid Kheniche, reconnu auteur de l’homicide de son voisin âgé de 89 ans. L’homme avait été précipité du dix-septième étage d’un immeuble lyonnais en 2022. La représentation du ministère public a cependant écarté la qualification de meurtre commis en raison de l’appartenance religieuse de la victime, pourtant au cœur des interrogations durant l’audience.

Dans son argumentation, l’avocate générale a souligné que les textes exigent, pour retenir cette circonstance aggravante, la matérialisation d’actes ou de propos spécifiques concomitants aux faits. Elle a indiqué que les éléments du dossier, notamment des publications sur les réseaux sociaux remontant à 2020, ne répondaient pas à ce critère temporel strict. Le geste consistant à découper des documents personnels après le drame n’a pas été interprété comme une manifestation suffisante d’un mobile antisémite.

La position de l’accusation s’est par ailleurs appuyée sur les conclusions des expertises psychiatriques, qui ont établi une altération du discernement de l’intéressé au moment des événements. Cette atténuation de sa responsabilité pénale a déterminé le plafond de la peine requise. La magistrate a également sollicité une mesure de suivi socio-judiciaire de dix ans, invoquant l’âge et le profil de l’individu.

L’accusé, âgé de 55 ans, a pour sa part reconnu les faits tout en niant toute intention liée à la confession de la victime. L’ultime décision sur la qualification du crime et la sanction définitive incombe désormais aux jurés, qui délibéreront après les plaidoiries de la défense.

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