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Une marée rouge réclame le retour de Maduro à Caracas

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_**Des milliers de partisans du pouvoir ont manifesté dans la capitale vénézuélienne pour exiger la libération de l’ancien président, tandis que le gouvernement par intérim poursuit ses réformes sous pression internationale.**_

La principale artère de Caracas a été envahie mardi par une foule compacte arborant les couleurs écarlates du parti au pouvoir. Des salariés du secteur public et des militants ont défilé en brandissant des portraits de l’ancien chef de l’État Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores. Les slogans réclamant son retour ont résonné dans une atmosphère tendue, ponctuée par des banderoles géantes où l’on pouvait lire en anglais « Ramenez-les à la maison ».

Cette démonstration de force intervient un mois après l’arrestation de l’ancien président. À la tribune, son fils, Nicolas Maduro Guerra, a interpellé la foule en affirmant que le peuple vénézuélien refusait toute ingérence étrangère. Parmi les manifestants, le sentiment dominant mêlait colère et détermination. Un employé municipal a confié son soutien sans réserve aux actions menées par l’exécutif actuel, tout en exprimant l’espoir d’une libération prochaine.

De son côté, l’administration de la présidente par intérim Delcy Rodriguez poursuit son agenda de réformes. Un projet de loi d’amnistie générale, annoncé la semaine dernière, est en cours d’élaboration. Les autorités affirment vouloir apaiser le climat politique et favoriser la réconciliation nationale. L’opposition, par la voix de plusieurs de ses élus, presse le gouvernement d’accélérer l’adoption de ce texte, y voyant une étape indispensable vers un retour à la stabilité démocratique.

Parallèlement, d’autres mesures structurelles sont engagées. Une réforme du code minier a été promise, suivant la nouvelle législation sur les hydrocarbures récemment adoptée, toutes deux visant à ouvrir davantage ces secteurs stratégiques aux investisseurs privés. La fermeture du centre pénitentiaire de l’Hélicoïde, symbole de la répression passée, a également été actée. Des centaines de détenus politiques ont recouvré la liberté, même si ce processus reste graduel et suscite l’impatience de nombreuses familles.

Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, le ministre de la Défense a réaffirmé le soutien des forces armées à la feuille de route du gouvernement. Il a évoqué les séquelles laissées par les récents événements et insisté sur la préservation de la souveraineté nationale. Le même jour, un rassemblement distinct a réuni à l’université centrale plusieurs centaines d’étudiants et de proches de prisonniers, appelant eux aussi à une application rapide de l’amnistie. Ces mobilisations, bien que modestes, marquent une réapparition dans l’espace public de voix critiques, après une longue période de relative clandestinité.

Le pays reste profondément divisé sur son avenir institutionnel. Alors que la base du pouvoir exige le retour de son leader, l’opposition continue de plaider pour une transition politique et la tenue d’élections libres. Le contexte géopolitique, marqué par des relations rompues avec Washington depuis plusieurs années, ajoute une couche de complexité à cette phase incertaine de l’histoire vénézuélienne.

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