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Une île sans maire, une élection hors du temps

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À Molène, dans le Finistère, le scrutin municipal a dû être décalé au mois de mai, faute de candidats en mars. Une liste unique, composée en majorité de novices et comptant dans ses rangs un ancien édile de Brest, se présente désormais aux suffrages des insulaires.

La commune insulaire de Molène, dans le Finistère, fera exception au calendrier électoral national. Alors que les municipales se sont tenues partout ailleurs en mars, l’élection n’a pu y être organisée, aucun candidat ne s’étant manifesté avant l’échéance légale de dépôt des listes. Cette situation, rare, s’explique par les difficultés à réunir une équipe sur ce petit territoire de moins de deux cents âmes.

Après plusieurs semaines de recherche, une formation a finalement été constituée. Baptisée « Molène en vaut la peine », elle rassemble onze personnes, dont neuf sans expérience politique préalable. La parité a été respectée, avec cinq femmes et six hommes. Parmi les membres figurent l’ancien maire de l’île, ainsi qu’une personnalité politique brestoise de premier plan, François Cuillandre.

La présence de ce dernier, édile de Brest pendant seize ans et récemment battu aux élections municipales dans la cité du Ponant, est perçue comme un appui précieux pour la future équipe municipale. Il conserve en effet des attaches personnelles sur l’île. Sa connaissance des institutions et des réseaux territoriaux est considérée comme un atout pour défendre les intérêts de la petite commune.

Le scrutin, qui se tiendra le 17 mai prochain, se déroulera en un seul tour, la liste étant sans opposition. Les nouveaux élus devront alors relever le défi de gouverner une collectivité aux ressources limitées et aux spécificités marquées, dans un contexte où l’engagement citoyen local s’est avéré difficile à susciter.

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