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Une humanitaire française de l’Unicef perd la vie dans une frappe à Goma

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Une coopérante française a été tuée lors d’un bombardement nocturne dans l’est de la République démocratique du Congo. Les circonstances de l’événement, survenu dans un quartier résidentiel, restent à éclaircir.

Une ressortissante française travaillant pour le Fonds des Nations unies pour l’enfance a trouvé la mort cette semaine à Goma. Le décès est intervenu au cours de la nuit dans une habitation du quartier de Himbi, une zone cossue en bordure du lac Kivu où résident de nombreux expatriés et personnels d’organisations internationales. La maison, sévèrement endommagée par l’impact, a été partiellement ravagée par les flammes.

Les autorités françaises ont confirmé la disparition de cette humanitaire. Les secours dépêchés sur les lieux ont constaté des dégâts importants, avec une toiture effondrée et des impacts multiples sur les murs. Des proches et des collègues de la victime se sont rassemblés sur place, visiblement très affectés par la perte.

Les origines précises de cette attaque aérienne ne sont pas encore établies avec certitude. Des témoins ont rapporté avoir entendu des détonations et le bourdonnement caractéristique de drones dans le ciel de Goma durant la nuit. Des sources présentes à proximité immédiate évoquent deux explosions distinctes.

La grande ville de l’est de la RDC est sous le contrôle du groupe armé M23 depuis le début de l’année. Ce mouvement, soutenu selon plusieurs rapports internationaux par le Rwanda, occupe de vastes territoires dans la région du Nord-Kivu, riche en ressources minières. Les forces gouvernementales congolaises, cantonnées à plusieurs centaines de kilomètres, mènent régulièrement des opérations de drones à longue portée contre les positions de la rébellion. De son côté, le M23 utiliserait également des engins volants téléguidés sur la ligne de front.

Des informations laissent entendre que le bâtiment touché aurait pu être une cible indirecte, les frappes visant initialement, selon certaines sources sécuritaires, des responsables ou des sympathisants du groupe armé. Plusieurs résidences de ce quartier avaient été réquisitionnées par le M23 après sa prise de contrôle de la ville. Aucun débris de drone ou de projectile n’a pour l’instant été formellement identifié sur le site.

Le conflit dans l’est de la RDC se poursuit malgré des tentatives de médiation internationale. Un accord de paix, parrainé par les États-Unis, avait été conclu entre Kinshasa et Kigali en décembre, sans pour autant mettre un terme aux hostilités. Plus récemment, une proposition de cessez-le-feu avancée par l’Angola est restée sans effet tangible sur le terrain. La communauté internationale suit avec une inquiétude croissante l’évolution de cette crise régionale, qui continue de coûter la vie à des civils et entrave l’action humanitaire.

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