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Une frappe israélienne coûte la vie à trois journalistes au Liban

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Les autorités libanaises dénoncent un acte qu’elles qualifient de crime de guerre, alors que les hostilités s’intensifient dans le sud du pays.

Une attaque aérienne israélienne a visé, samedi, un véhicule de presse dans la région de Jezzine, dans le sud du Liban, causant la mort de trois professionnels des médias. Parmi les victimes figure Ali Shoeib, correspondant de guerre de longue date pour la chaîne Al-Manar, affiliée au Hezbollah. Les deux autres journalistes décédés, Fatima Ftouni et son frère Mohammed, travaillaient pour la chaîne Al-Mayadeen, également considérée comme proche du mouvement chiite.

Les autorités libanaises ont immédiatement condamné cette action. Le président Joseph Aoun a parlé d’un crime flagrant, soulignant que les journalistes bénéficient d’une protection internationale en temps de conflit. Le ministre de l’Information, Paul Morcos, a pour sa part estimé que de tels actes relevaient de la catégorie des crimes de guerre. L’armée israélienne a, de son côté, affirmé avoir ciblé un membre de la force Al-Radwan du Hezbollah, opérant selon elle sous couverture journalistique, une allégation rejetée par les parties libanaises.

Cet incident s’inscrit dans un contexte de violences accrues le long de la frontière. Les frappes israéliennes se sont multipliées samedi sur plusieurs localités du sud, tandis que le Hezbollah a annoncé avoir mené des attaques contre des positions militaires israéliennes. Le bilan humain du conflit, depuis son intensification début mars, est lourd. Les frappes israéliennes auraient causé la mort de plus de mille deux cents personnes, dont de nombreux civils, et provoqué le déplacement d’un million d’habitants.

Le secteur médiatique et celui de la santé paient un tribut particulièrement élevé. La même journée, neuf secouristes ont péri dans des frappes distinctes, portant à cinquante et un le nombre de membres des services de secours et de santé tués depuis le début des hostilités. Ces pertes surviennent après une série d’attaques ayant touché des équipes de journalistes ces derniers mois, remettant en cause la sécurité des professionnels couvrant le conflit. Les tensions restent vives, avec peu de perspectives d’apaisement immédiat dans la région.

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