Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Une fragile suspension d’armes pour la Pâque orthodoxe

Article

le

Un cessez-le-feu de 32 heures est entré en vigueur sur le front ukrainien, chaque camp se réservant le droit de répondre à la moindre violation.

Un arrêt temporaire des hostilités a débuté samedi après-midi sur l’ensemble du théâtre des opérations, à l’initiative de Moscou et à l’occasion des fêtes pascales orthodoxes. La présidence ukrainienne a indiqué avoir accepté cette proposition, tout en avertissant que toute attaque russe pendant cette période serait immédiatement contrée. La trêve, dont la durée est fixée à trente-deux heures, doit théoriquement se poursuivre jusqu’à dimanche soir.

Les heures ayant précédé son entrée en vigueur ont été marquées par une intensification des frappes. Les forces ukrainiennes ont rapporté la mort de quatre civils dans des bombardements sur les régions orientales et méridionales du pays, ainsi qu’une vingtaine de blessés. Parallèlement, des drones ont frappé des infrastructures énergétiques et des habitations dans le sud-ouest de la Russie, provoquant d’importants dégâts matériels. Les autorités locales dans les territoires contrôlés par Moscou ont également fait état de pertes civiles.

Cette pause, annoncée sans consultation préalable avec Kiev selon le Kremlin, intervient dans un contexte de stagnation des pourparlers diplomatiques. Les précédentes tentatives de cessez-le-feu, notamment lors des célébrations pascales de l’année dernière ou à d’autres occasions symboliques, avaient été entachées par des accusations réciproques de violations. Les positions des belligérants sur l’éventualité d’une trêve prolongée restent diamétralement opposées. L’Ukraine y voit un préalable à des négociations, tandis que la Russie la juge susceptible de renforcer les capacités militaires adverses.

En marge de cette suspension des combats, les deux parties ont procédé à un échange de prisonniers de guerre, portant sur plusieurs centaines de militaires et une quinzaine de civils. Ce conflit, le plus meurtrier sur le sol européen depuis la Seconde Guerre mondiale, a déjà causé des centaines de milliers de victimes et le déplacement de millions de personnes. Sur le terrain, l’avancée des troupes russes semble avoir marqué le pas ces derniers mois, selon les analyses d’instituts spécialisés, qui évoquent une combinaison de facteurs militaires et technologiques. La pression reste cependant forte sur certaines positions ukrainiennes dans l’est du pays.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus