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Une famille en quête de réponses reçue au plus haut niveau

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Sept ans après la disparition inexpliquée d’une Française au Japon, ses proches ont été entendus à l’Élysée à la veille d’une visite présidentielle dans l’archipel, alors que l’enquête locale semble dans l’impasse.

La famille de Tiphaine Véron a été reçue ce vendredi par les conseillers du président de la République, en charge des affaires asiatiques et des questions judiciaires. Cette rencontre intervient peu avant le déplacement officiel d’Emmanuel Macron au Japon, prévu fin mars. Les proches de la jeune femme, disparue à l’âge de 36 ans lors d’un voyage en 2018, ont qualifié cet échange de positif, évoquant une « bonne dynamique ».

Depuis maintenant sept années, le frère et la sœur de Tiphaine Véron vivent une attente douloureuse et éprouvante, qu’ils comparent à un parcours chaotique. Ils étaient présents à l’Élysée avec la compagne de Damien Véron, tous trois engagés au sein de l’association Unis pour Tiphaine Véron, qui œuvre pour relancer les investigations. La Française, qui travaillait comme assistante scolaire, a été aperçue pour la dernière fois le 29 juillet 2018 dans la ville touristique de Nikko, au nord de Tokyo. Ses effets personnels, dont son passeport, sont restés dans sa chambre d’hôtel.

Les autorités japonaises orientent principalement leurs recherches vers un accident. La famille, quant à elle, plaide avec insistance pour l’ouverture d’une enquête criminelle et souhaite que la police nationale japonaise prenne le relais des services locaux, actuellement en charge du dossier. Un élément technique vient étayer leurs interrogations. Une analyse des données de géolocalisation de son téléphone portable, confiée à une société spécialisée, contredirait la version du gérant de l’établissement où elle logeait. Celui-ci affirme l’avoir vue quitter les lieux vers dix heures le matin de sa disparition.

Les proches estiment que l’hypothèse d’un acte malveillant n’a pas été examinée avec toute la rigueur nécessaire. Ils pointent notamment du doigt le fait que des traces de sang découvertes dans la chambre n’ont pas fait l’objet d’expertises. Le rôle du gérant de l’hôtel, qui a signalé l’absence de la jeune femme, les interpelle également. Simple témoin dans la procédure, cet homme, qui est par ailleurs officier de police volontaire, a participé aux opérations de recherche.

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