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Faits Divers

Une explosion frappe une usine chimique dans la banlieue lyonnaise

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Quatre employés ont été blessés, dont deux dans un état grave, à la suite d’un violent accident industriel survenu ce lundi après-midi. Les autorités assurent que tout risque de toxicité est écarté.

Un important dispositif de secours a été déployé lundi dans la vallée de la chimie, au sud de Lyon, après une explosion survenue au sein de l’établissement Elkem Silicones, à Saint-Fons. La déflagration, survenue en début d’après-midi dans un atelier expérimental, a provoqué un incendie qui a ravagé un bâtiment d’environ six cents mètres carrés.

Les équipes de pompiers, mobilisant une centaine d’hommes et une trentaine de véhicules, sont parvenues à maîtriser le sinistre en quelques heures. Le plan Orsec, dispositif de gestion des crises majeures, avait été activé pour coordonner les interventions. Les investigations préliminaires évoquent une émanation d’hydrogène comme cause probable de l’accident, qui s’est produit dans un espace où cinq personnes étaient présentes.

Quatre d’entre elles ont été blessées, principalement par brûlures, et potentiellement par l’effet de souffle de l’explosion. Deux des victimes sont dans un état sérieux, mais aucune ne présente, selon les autorités, de pronostic vital engagé. Les secours médicaux étaient immédiatement intervenus sur les lieux.

Par mesure de précaution, la circulation sur l’autoroute A7 voisine, ainsi que le trafic ferroviaire et fluvial à proximité, avaient été suspendus. Un confinement avait également été ordonné pour les riverains et les salariés des entreprises environnantes. Toutes ces restrictions ont été levées en fin de journée, les relevés atmosphériques n’ayant détecté aucune substance toxique dans l’air.

Le site industriel, classé Seveso seuil haut en raison des quantités de matières dangereuses qu’il manipule, avait déjà été le théâtre d’un incendie mortel en 2016. L’usine, qui emploie environ quatre cents personnes, appartient au groupe norvégien Elkem, lui-même contrôlé par le géant chimique public chinois China National Bluestar. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de cet accident.

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