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Faits Divers

Un témoignage glaçant éclaire la personnalité de l’accusé

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_**Au quatrième jour du procès pour le meurtre de Justine Vayrac, le récit d’une ancienne partenaire de l’accusé a décrit des comportements violents et un état de dissociation, survenant la même nuit que les faits.**_

Une jeune femme, qui avait eu une relation avec Lucas Larivée après la disparition de la victime, est venue déposer devant la cour d’assises. Elle a décrit un homme dont l’esprit semblait absent lors de leurs échanges, et qui a adopté une conduite agressive qu’elle n’avait jamais constatée auparavant. Selon son témoignage, l’accusé lui a serré le cou avec une telle force durant un rapport sexuel qu’elle en a conservé une trace pendant plusieurs jours.

Elle a précisé avoir immédiatement signalé sa douleur, sans que celui-ci ne cesse son étreinte dans l’instant. Son regard, a-t-elle ajouté, paraissait vide, comme si l’accusé était plongé dans ses propres pensées. La jeune femme a également indiqué que des amies communes l’avaient prévenue sur le caractère potentiellement violent de Lucas Larivée dans le cadre de relations amoureuses.

Ces déclarations interviennent alors que l’accusé, un ouvrier agricole âgé de 21 ans au moment des événements, a pour sa part invoqué un accident survenu dans le cadre d’une pratique sexuelle. Il a affirmé devant les juges n’avoir eu aucune intention de nuire à Justine Vayrac.

Les débats ont également permis d’entendre un ami de la victime, présent avec elle en discothèque dans la nuit du 22 octobre 2022. Ce dernier a rapporté l’inquiétude soudaine de la jeune femme, qui craignait d’avoir été droguée. Il a expliqué avoir finalement confié Justine Vayrac à Lucas Larivée, après avoir échangé leurs coordonnées et vérifié son identité, un choix qu’il dit aujourd’hui vivre avec un profond sentiment de culpabilité.

Les messages échangés par la suite avec l’accusé, décrits comme méprisants et mensongers, ont renforcé ses craintes. La défense de l’accusé avait initialement tenté d’introduire un tiers imaginaire dans son récit, une stratégie rapidement déconstruite par l’enquête.

Un expert, entendu la veille, a pour sa part évoqué la dualité du profil de l’accusé, capable de se montrer à la fois sociable et manipulateur, mais aussi renfermé et peu tolérant à la frustration. Les jurés doivent maintenant délibérer sur l’intention criminelle, au cœur de cette affaire. Le verdict est attendu à l’issue d’une audience supplémentaire.

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