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Faits Divers

Un suspect identifié par généalogie génétique pour un viol de 2015

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_**Un homme de 28 ans a été interpellé à la suite d’une enquête internationale ayant recouru à des méthodes d’identification innovantes, éclairant un dossier resté sans issue pendant près d’une décennie.**_

L’individu, mineur au moment des faits, a été placé en garde à vue mardi dans le cadre d’une information judiciaire concernant une agression sexuelle commise en 2015 à Poitiers. L’affaire, reprise par le pôle spécialisé dans les affaires non élucidées du parquet de Nanterre, a connu un développement significatif grâce à une coopération transatlantique.

Les investigations avaient buté pendant plusieurs années sur l’identité de l’auteur présumé. La victime, une joggeuse attaquée au bord d’une rivière, avait été agressée avec un tournevis, étranglée et violée. Face à l’absence de piste, les magistrats instructeurs ont sollicité l’assistance des autorités américaines via une commission rogatoire internationale.

Cette démarche a permis d’exploiter la technique de la généalogie génétique. Le procédé consiste à confronter une empreinte génétique inconnue, prélevée sur une scène de crime, à des bases de données commerciales principalement utilisées par des particuliers pour retracer leurs origines. Ces fichiers, interdits en France, sont largement accessibles aux États-Unis. Le FBI a ainsi pu remonter à des profils familiaux proches, conduisant à l’identification du suspect.

Le parquet de Nanterre a tenu à souligner le caractère légal de cette procédure, menée dans le cadre strict de l’entraide judiciaire pénale. Le ministère public rappelle que l’encadrement de cette méthode sur le territoire national fait l’objet de réflexions législatives, le garde des Sceaux ayant annoncé son intégration prochaine dans l’arsenal juridique français.

Ce n’est pas la première fois que cette approche permet une avancée dans un dossier complexe. Fin 2022, elle avait conduit à l’interpellation de Bruno L., surnommé le « prédateur des bois », avant que celui-ci ne mette fin à ses jours en détention provisoire. L’actualité judiciaire démontre ainsi le rôle croissant des technologies génétiques dans la résolution d’affaires anciennes.

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