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Un silence précaire s’installe sur le front ukrainien à l’occasion des fêtes orthodoxes

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Les forces russes et ukrainiennes observent une pause dans les hostilités, une trêve de courte durée dont la fragilité reste entière. Les deux camps se sont mutuellement accusés par le passé de ne pas respecter de tels engagements.

Une accalmie temporaire est entrée en vigueur sur la ligne de front, à l’initiative de Moscou et acceptée par les autorités de Kyiv. Cette suspension des combats, d’une durée prévue de trente-deux heures, coïncide avec la célébration de Pâques selon le calendrier orthodoxe. Plusieurs heures après son début, aucun incident d’envergure n’avait été officiellement signalé par les états-majors des deux armées, sur un front qui s’étend sur plus de mille deux cents kilomètres.

Des déclarations contradictoires sont toutefois venues rappeler la défiance persistante. Une autorité régionale russe a imputé à l’Ukraine une attaque par drone ayant fait plusieurs blessés, une accusation immédiatement rejetée par Kyiv. Le président ukrainien a pour sa part affirmé que ses forces respecteraient la trêve tout en se réservant le droit de répondre à toute violation. Il a par ailleurs suggéré une prolongation de cette pause, une idée que Moscou a systématiquement écartée par le passé, y voyant une manœuvre pour permettre à l’adversaire de se réorganiser.

Dans les grandes villes ukrainiennes régulièrement ciblées, les habitants accueillent cette éventuelle parenthèse avec un espoir mêlé de scepticisme. Beaucoup expriment ouvertement leur méfiance quant au respect des engagements pris par la partie russe, se remémorant les trêves précédentes, rapidement rompues selon les versions de chaque camp. Les pourparlers en vue d’un règlement politique durable sont actuellement dans l’impasse, les discussions bilatérales n’ayant pas permis de rapprocher les positions sur des questions fondamentales, notamment les revendications territoriales.

La veille de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, les violences se sont poursuivies. Des frappes aériennes et des tirs d’artillerie ont encore causé la mort de civils dans plusieurs régions. Parallèlement, un échange de prisonniers de guerre a eu lieu, permettant le retour de plusieurs centaines de militaires et d’une quinzaine de civils détenus de part et d’autre. Ce conflit, le plus meurtrier sur le continent européen depuis la Seconde Guerre mondiale, a déjà provoqué des centaines de milliers de victimes et le déplacement de millions de personnes.

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