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Un signe encourageant dans l’impasse nucléaire irano-américaine

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_**Téhéran a qualifié d’« plus réaliste » l’approche des États-Unis, à la veille de pourparlers cruciaux en Suisse, tandis que des manœuvres militaires rappellent la tension persistante dans la région.**_

Les autorités iraniennes ont fait part, ce lundi, d’une évaluation mesurée concernant l’évolution de la position américaine sur le dossier nucléaire. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a indiqué que les échanges récents permettaient de conclure, avec prudence, à une attitude plus pragmatique de la part de Washington. Cette déclaration intervient à la veille d’une nouvelle session de discussions entre les deux pays, prévue à Genève sous l’égide du sultanat d’Oman.

En parallèle de ces avancées diplomatiques, les Gardiens de la Révolution ont entamé des exercices militaires dans le détroit d’Ormuz. Ces manœuvres, supervisées par le commandant Mohammad Pakpour, visent, selon la télévision d’État, à préparer cette force aux éventuelles menaces dans cette voie maritime stratégique, par laquelle transite une part substantielle du pétrole mondial. Cette démonstration de force souligne le climat de défiance qui perdure.

Le cœur des négociations porte sur le programme nucléaire iranien. Téhéran réaffirme son droit, en vertu du Traité de non-prolifération, à développer une énergie nucléaire civile, tout en niant toute visée militaire. Les puissances occidentales et Israël demeurent sceptiques quant aux intentions réelles de la République islamique. Le ministre iranien des Affaires étrangères, présent à Genève, a déclaré être porteur d’« idées concrètes » pour parvenir à un accord équitable, tout en excluant toute concession obtenue sous la contrainte.

Les discussions techniques se poursuivent également avec l’Agence internationale de l’énergie atomique, concernant notamment l’accès des inspecteurs à certains sites. L’ombre des frappes israéliennes de juin 2025, qui avaient interrompu les précédentes négociations, plane toujours sur le processus. Du côté américain, l’administration a maintenu une rhétorique ferme, évoquant des conséquences sévères en l’absence d’accord, tout en dépêchant ses émissaires pour tenter de trouver une issue.

Les divergences restent profondes. Si l’Iran souhaite circonscrire les pourparlers à la seule question nucléaire et obtenir un allègement substantiel des sanctions économiques, les États-Unis et leurs alliés exigent également des limitations sur le programme de missiles balistiques et sur les activités régionales de Téhéran. La communauté internationale observe avec attention si ce nouveau round de discussions pourra dépasser ces lignes de fracture et engager un dialogue constructif, dans un contexte régional marqué par une instabilité chronique.

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