Société
Un nouvel édile pour Saint-Denis : Bally Bagayoko s’empare de la mairie
_**La ville historique de Seine-Saint-Denis bascule à gauche, portée par une alliance entre La France insoumise et le Parti communiste français.**_
Un changement de majorité s’est opéré à Saint-Denis. Bally Bagayoko, candidat de La France insoumise soutenu par le PCF, a remporté la mairie dès le premier tour du scrutin municipal. Cette victoire met un terme au mandat du socialiste Mathieu Hanotin et confère à la formation de Jean-Luc Mélenchon la gestion de sa plus grande commune.
Âgé de 52 ans, ce cadre de la RATP, relativement discret sur la scène politique nationale, a su mobiliser un électorat local. Issu d’une famille malienne, il a grandi dans la cité dionysienne où il s’est d’abord engagé dans le milieu associatif et sportif avant d’entrer en politique il y a plus de deux décennies. Ses soutiens mettent en avant son ancrage territorial et son expérience de la gestion publique, acquise notamment en tant qu’ancien vice-président du conseil départemental.
Pour ses partisans, ce résultat valide une stratégie d’implantation locale et dément les critiques récurrentes sur l’amateurisme supposé du mouvement. L’élu communiste Stéphane Peu a salué la connaissance des dossiers municipaux du nouveau maire, tout en pointant le défi de la participation, l’abstention ayant atteint un niveau élevé lors du vote.
Le parcours personnel de Bally Bagayoko, ancien joueur de basket semi-professionnel et père de quatre enfants, a été au cœur de sa communication. Il s’est présenté comme un enfant des quartiers populaires, évoquant son enfance en logement social et dénonçant les discriminations. Ses proches décrivent une personnalité accessible et à l’écoute, espérant que son mandat contribuera à briser certains préjugés sur les élus issus de la diversité.
La campagne a été marquée par une tonalité parfois vive, entre accusations de la majorité sortante et propos incisifs de la part de la direction nationale de LFI. Le score obtenu par l’équipe sortante, autour de trente-trois pour cent, a été perçu comme une déconvenue au sein du Parti socialiste. L’ancien édile, également président de Plaine Commune, n’a pas réagi publiquement à sa défaite.
Le nouveau maire a fait campagne en s’opposant frontalement à la politique d’urbanisation de son prédécesseur, lui reprochant de dénaturer la ville. Il hérite désormais d’une commune élargie, suite à sa fusion récente avec Pierrefitte-sur-Seine, qui compte désormais près de cent cinquante mille habitants. Son mandat s’annonce comme un test pour la capacité de son mouvement à administrer une grande ville de banlieue parisienne.
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