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Un meurtre prémédité par jalousie

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_**La justice française a rendu son verdict définitif dans une affaire criminelle internationale qui a tenu en haleine les tribunaux pendant près d’une décennie.**_

La cour d’assises du Rhône a condamné Nicolas Zepeda à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat de Narumi Kurosaki, son ancienne compagne. Le jugement, rendu en appel, met un point final à une longue procédure judiciaire marquée par plusieurs annulations. Les magistrats se sont déclarés convaincus, sans l’ombre d’un doute, que l’accusé avait prémédité et exécuté le meurtre de l’étudiante japonaise à Besançon en décembre 2016, avant de faire disparaître son corps, qui n’a jamais été retrouvé.

Selon les éléments retenus par la cour, le crime a été commis dans la chambre universitaire de la victime, probablement par strangulation ou étouffement. Le mobile retenu est une jalousie obsessionnelle, l’homme n’ayant pas supporté que la jeune femme, rencontrée au Japon, le quitte pour poursuivre ses études en France et y noue une nouvelle relation. Dans les mois précédant le drame, il avait multiplié les manœuvres de surveillance à distance de ses communications.

Le soir du meurtre, après avoir observé les faits et gestes de Narumi Kurosaki pendant plusieurs jours, Nicolas Zepeda est parvenu à se retrouver seul avec elle dans son logement. Des témoignages ont rapporté avoir entendu des cris peu après trois heures du matin, bruits que l’accusé affirme n’avoir pas perçus. Il a ensuite reconnu être resté vingt-cinq heures sur les lieux. La disparition de la valise de la victime et d’une couverture, ainsi que l’achat préalable de produits nettoyants et inflammables, ont été interprétés par la cour comme des indices d’une volonté d’effacer les traces de son acte.

Après les faits, l’homme a entretenu une illusion de normalité en utilisant les comptes numériques de la jeune femme pour envoyer des messages à son entourage, retardant ainsi le signalement de sa disparition. Cette stratégie, tout comme les nombreuses contradictions dans ses déclarations au fil des années, a pesé lourdement dans l’appréciation des magistrats, qui ont accordé un crédit limité à ses protestations d’innocence.

La peine prononcée dépasse les réquisitions du parquet et les condamnations précédentes, marquant la fin d’un parcours judiciaire complexe. La famille de Narumi Kurosaki, présente à l’audience, a suivi l’énoncé du verdict dans une douleur silencieuse, tenant entre ses mains le portrait de la jeune femme disparue à l’âge de vingt-et-un ans.

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