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Faits Divers

Un maire condamné pour un chantage à la vidéo intime

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_**L’édile de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, a été reconnu coupable et écope d’une lourde peine. Il annonce faire appel de cette décision.**_

Le tribunal correctionnel de Lyon a rendu son verdict dans une affaire ayant défrayé la chronique. L’élu, âgé de 53 ans, a été déclaré entièrement responsable des faits qui lui étaient reprochés, à savoir chantage, association de malfaiteurs et détournement de fonds publics. La présidente de la juridiction a souligné la gravité des actes et le devoir d’exemplarité incombant à tout mandataire public.

La peine prononcée dépasse les réquisitions du parquet. Elle comprend une incarcération ferme de quatre ans, assortie d’un mandat de dépôt à exécution provisoire, ainsi qu’une interdiction d’exercer tout mandat électif pour une durée de cinq ans, applicable sans délai. Cette dernière mesure entraîne son éviction immédiate de la fonction de maire.

L’affaire trouve son origine dans la diffusion d’un enregistrement vidéo compromettant mettant en scène un ancien adjoint, Gilles Artigues. Selon l’accusation, ce piège aurait été orchestré à la demande de l’édile afin de contraindre son rival politique au silence. La défense de Gaël Perdriau, qui a toujours nié toute implication, a été ébranlée par les déclarations de ses co-prévenus.

À l’annonce du jugement, l’élu a maintenu son innocence, qualifiant la décision d’incompréhensible. Ses avocats ont dénoncé une sévérité qu’ils jugent excessive et ont annoncé le dépôt d’un appel, ainsi qu’une demande de mise en liberté. À l’inverse, la partie civile s’est dite soulagée par une décision qui, selon elle, permet une reconstruction.

Trois autres personnes, des anciens proches du maire ayant reconnu leur rôle, ont également été condamnées à des peines d’emprisonnement ferme. Le tribunal a en revanche relaxé deux couples dirigeants d’associations, mis en cause pour des détournements de subventions, estimant l’intention frauduleuse non caractérisée.

Cette décision judiciaire met un terme provisoire à un long feuilleton politico-judiciaire qui avait conduit à l’exclusion de l’intéressé de son parti et avait profondément secoué la vie municipale stéphanoise.

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