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Un journaliste d’Al Jazeera tué dans une frappe israélienne à Gaza, l’armée intensifie ses opérations au sol

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Le conflit s’enlise dans la bande de Gaza après la mort d’un reporter de la chaîne qatarie. Les forces israéliennes étendent leur offensive, provoquant de nouvelles pertes civiles.

Un nouveau drame a frappé le monde des médias à Gaza. Hossam Shabat, journaliste pour Al Jazeera Mubasher, a perdu la vie lundi lors d’une attaque aérienne israélienne à Beit Lahia, dans le nord du territoire palestinien. Sa voiture, clairement identifiée comme un véhicule de presse, a été touchée par un drone. Les autorités locales affirment qu’un autre reporter, employé par la chaîne Palestine Today, a également été tué dans une frappe distincte à Khan Younès.

Depuis la reprise des hostilités le 18 mars, le bilan humain ne cesse de s’alourdir. Selon le ministère de la Santé gazaoui, contrôlé par le Hamas, au moins 730 Palestiniens ont été tués en une semaine, dont 57 ces dernières 24 heures. Les Nations unies considèrent ces chiffres comme fiables, bien qu’Israël les conteste.

À Rafah, dans le sud de l’enclave, l’armée israélienne poursuit ses opérations terrestres, encerclant le quartier de Tel al-Sultan. Les organisations humanitaires dénoncent une situation catastrophique, avec des milliers de civils pris au piège sous les bombardements. Le Comité international de la Croix-Rouge a signalé que ses locaux avaient été endommagés par un tir israélien, malgré leur identification claire.

Les tensions diplomatiques s’exacerbent. L’Égypte a condamné fermement l’annonce israélienne de créer une administration chargée d’organiser le « départ volontaire » des Gazaouis vers des pays tiers, qualifiant cette mesure de déplacement forcé illégal. Par ailleurs, des échanges de tirs ont eu lieu entre les forces houthistes au Yémen et la coalition internationale, dans un contexte régional toujours plus inflammable.

Alors que les négociations pour une trêve semblent au point mort, la communauté internationale appelle à une désescalade urgente. La chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a souligné que seule une reprise des pourparlers pourrait mettre fin aux souffrances des deux côtés. Mais sur le terrain, les armes continuent de parler.

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