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Faits Divers

Un chauffeur niçois confie son bus à un adolescent sans permis

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Un acte de grave inconséquence a conduit à un accident matériel dans la nuit de mardi à mercredi à Nice, après qu’un conducteur de bus a laissé le volant à un mineur de seize ans.

Dans la nuit du mardi 2 décembre, un agent des transports en commun de la ligne 10 a commis une faute d’une gravité exceptionnelle. Alors qu’il assurait son service, ce conducteur âgé de trente-six ans a cédé la conduite de son véhicule à un jeune homme de seize ans, dépourvu de tout permis de conduire. L’individu, invoquant un état de fatigue, a ainsi sciemment remis les commandes du bus à une personne totalement inexpérimentée.

La suite des événements était prévisible. Le véhicule, manié par l’adolescent, a heurté une automobile stationnée. Les dégâts, heureusement, se sont limités à la carrosserie des deux engins, aucun passager n’étant présent ni dans le bus ni dans la voiture au moment du choc. Une étudiante a toutefois découvert sa Clio sérieusement endommagée le lendemain matin.

Les deux protagonistes ont immédiatement été interpellés et placés en garde à vue. Le conducteur titulaire est poursuivi pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui et abus de confiance au préjudice de l’exploitant, Lignes d’Azur. Le mineur, quant à lui, est visé par des chefs de conduite sans permis, mise en danger d’autrui et délit de fuite, ayant quitté les lieux après la collision.

L’entreprise de transport public a réagi sans délai. Le salarié a été suspendu de ses fonctions dans l’attente des conclusions d’une procédure disciplinaire qui pourrait aboutir à son licenciement. Parallèlement, une enquête interne a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de cet acte isolé. La régie a également déposé plainte contre les deux individus.

Sur le plan politique, l’opposition municipale a saisi l’occasion pour critiquer la gestion du réseau. L’adjoint au maire chargé des transports a tenu à souligner que ce fait divers regrettable ne saurait entacher l’image du travail accompli quotidiennement par les mille sept cents agents du service. L’enquête judiciaire se poursuit pour établir les responsabilités pénales de chacun.

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