Société
Un café-bunker face à la Corée du Nord, symbole d’espoir et de division
À deux pas de la frontière la plus militarisée au monde, un établissement singulier mêle art, mémoire et désir de réconciliation.
Niché à moins de deux kilomètres de la zone démilitarisée (DMZ), le café Daonsoop offre bien plus qu’une simple pause café. Ses larges baies vitrées donnent sur les montagnes nord-coréennes, tandis que son sous-sol abrite un bunker équipé de meurtrières, rappel brutal des tensions persistantes entre les deux Corées. Fondé par un couple dont les parents ont fui le Nord, ce lieu hybride incarne à la fois les blessures de la guerre et l’espoir têtu d’une réunification.
Pour obtenir l’autorisation de construire, les propriétaires ont dû accepter des conditions strictes, incluant des installations militaires intégrées. Le bunker, habituellement réservé aux exercices de l’armée, se transforme en galerie d’art lorsque les soldats n’en ont pas l’usage. Les œuvres exposées, signées par l’ancien responsable électoral Kim Dae-nyeon, évoquent la division péninsulaire à travers des symboles poétiques : un pont imaginaire enjambant la rivière Imjin, des animaux manifestant contre les propagandes sonores…
Malgré le paysage marqué par les barbelés et les miradors, la routine semble presque normale. Les clients dégustent leurs boissons tandis que des agriculteurs nord-coréens s’affairent dans les champs visibles à l’horizon. Pourtant, la nuit venue, les haut-parleurs nord-coréens diffusent des bruits inquiétants, rappelant que la guerre froide perdure.
Pour Lee Oh-sook, la fondatrice, ce café est un hommage aux racines familiales. Beaucoup de visiteurs, surtout des réfugiés du Nord, viennent s’y recueillir lors des fêtes traditionnelles. Mais elle déplore que certains clients ignorent jusqu’à la présence de la frontière, signe d’une division devenue banale pour les jeunes générations. « Quand ils réalisent où ils sont, c’est souvent un choc », confie-t-elle.
Entre bières artisanales et fresques murales colorées, Daonsoop tente de réconcilier mémoire et modernité. Un paradoxe tangible dans ce lieu où l’art côtoie les vestiges de la guerre, et où chaque tasse de café se savonne avec un arrière-goût d’histoire inachevée.
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