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Trump et Poutine scellent leur retrouvailles en terre alaskienne

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Les deux dirigeants se rencontrent pour la première fois depuis cinq ans dans un contexte international tendu, où chaque mot pèsera dans l’équilibre géopolitique.

L’Alaska, territoire charnière entre l’Amérique et la Russie, accueille ce vendredi une rencontre aussi rare que symbolique entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Les présidents américain et russe ont choisi la base militaire d’Elmendorf-Richardson, près d’Anchorage, pour ce face-à-face dont les enjeux dépassent largement le cadre protocolaire.

L’ancien locataire de la Maison Blanche, connu pour son style direct, a pourtant adopté une posture mesurée à l’approche de ces discussions. Loin des déclarations fracassantes qui ont marqué sa présidence, il évoque désormais une simple prise de contact, une manière de « tâter le terrain » avec son homologue russe. Cette prudence contraste avec ses précédentes promesses de résoudre rapidement le conflit ukrainien.

La question de la guerre en Europe orientale plane inévitablement sur les échanges. Les capitales occidentales suivent avec attention une rencontre qui exclut pourtant Volodymyr Zelensky. Certains redoutent un nouveau Yalta, où les grandes puissances redessineraient les frontières sans consulter les principaux intéressés. Le président ukrainien, tout en saluant une « victoire » diplomatique pour Moscou, a fait part de ses réserves quant aux possibles concessions territoriales.

L’analyse des observateurs diverge quant aux véritables intentions des deux hommes. Si certains y voient l’occasion d’établir les bases de futures négociations, d’autres craignent une reconnaissance implicite des annexions russes. Le Kremlin, de son côté, maintient ses exigences concernant les régions ukrainiennes partiellement occupées, une position inacceptable pour Kiev et ses alliés.

Cette rencontre intervient dans un contexte particulier pour Donald Trump, tiraillé entre le désir d’afficher un succès diplomatique et la crainte de paraître trop conciliant avec Moscou. L’ombre du sommet de Helsinki en 2018, où il avait été accusé de complaisance envers Vladimir Poutine, plane sur ce nouveau rendez-vous.

Alors que les armées russes progressent sur le terrain, les mots prononcés en Alaska pourraient influencer durablement le cours du conflit. Reste à savoir si cette rencontre historique marquera un tournant ou simplement une pause dans une guerre qui entre dans son troisième année.

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