Faits Divers
Triple décès à Alès, le cocktail fatal du conducteur dévoilé
_**Les analyses toxicologiques confirment la présence de multiples substances psychoactives chez le jeune homme de 19 ans considéré comme étant au volant lors de l’accident mortel survenu début décembre.**_
Les résultats d’expertises médico-légales ont apporté des éléments déterminants sur les circonstances du drame survenu à Alès. Le conducteur présumé, âgé de 19 ans, présentait des traces de protoxyde d’azote dans l’organisme, en plus d’un taux d’alcoolémie de 0,7 gramme par litre de sang et de la présence de cannabis. Un autre adolescent de 14 ans, assis à l’avant du véhicule, était également positif à ce gaz, communément appelé « gaz hilarant », mais à un degré moindre. Ces découvertes corroborent la présence de bonbonnes de ce produit retrouvées à l’intérieur de l’habitacle.
L’accident, qui a coûté la vie à trois adolescents, s’est produit dans la nuit du 2 au 3 décembre dernier. Leur véhicule a quitté la chaussée pour terminer sa course dans une piscine privée, provoquant la noyade des occupants. Les investigations avaient préalablement établi que les jeunes gens avaient consacré leur soirée à des rodéos urbains et avaient fait l’objet d’une brève poursuite par les forces de l’ordre environ une heure avant le drame.
La question de l’identité du conducteur au moment des faits a pu être éclaircie par les expertises. Les constatations techniques, notamment la position du siège, indiquent que la personne au volant mesurait au minimum 1,74 mètre. Cette donnée correspond à la taille exacte du jeune homme de 19 ans, tandis que son passager avant, âgé de 14 ans, mesurait 1,65 mètre.
Le troisième adolescent, âgé de 15 ans et originaire de Nevers, se trouvait à l’arrière du véhicule. Fugueur, il avait été placé en garde à vue quelques jours plus tôt dans une affaire liée à des stupéfiants et devait être reconduit auprès de sa mère. Il avait cependant échappé à la surveillance des services éducatifs. Aucun dépistage de protoxyde d’azote n’a été réalisé sur son organisme, son rôle de non-conducteur étant établi.
L’usage détourné du protoxyde d’azote, substance utilisée en médecine ou en cuisine mais dont la vente est réglementée, est régulièrement pointé du doigt dans des accidents graves. Ses effets secondaires incluent une perte de contrôle, particulièrement dangereuse lors de la conduite. Les autorités sanitaires et judiciaires observent une recrudescence des incidents liés à cette consommation, dans un contexte où le produit n’est pas classé comme stupéfiant, créant un vide juridique partiel.
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