Faits Divers
Trente ans de réclusion pour une mère jugée coupable d’empoisonnement
_**La cour d’assises des Landes a rendu un verdict sévère à l’encontre d’une femme reconnue responsable de l’administration de substances toxiques à ses deux filles, dont l’une a succombé.**_
La justice a prononcé une peine de trente années de réclusion criminelle à l’encontre d’une mère de famille jugée pour des faits d’empoisonnement ayant entraîné le décès de l’une de ses filles. La cour a également retenu sa responsabilité dans une tentative d’homicide sur la personne de son ex-conjoint. La décision, assortie d’une période de sûreté de vingt ans, a été rendue à l’issue de plusieurs jours d’audience.
Les magistrats ont estimé que la culpabilité de la prévenue était établie concernant le décès de sa fille aînée, survenu à la suite d’une absorption massive d’un médicament cardiaque. Les investigations ont également mis en évidence la présence de substances inadaptées dans l’organisme de la cadette. Cette dernière a pourtant maintenu, durant toute la procédure, l’innocence de sa mère.
La présidente de la cour a motivé la sévérité de la peine par la gravité des actes reprochés, leur caractère prolongé et l’étendue des préjudices subis. Face à ce verdict, l’accusée est demeurée impassible, sans réaction visible. Elle dispose d’un délai de dix jours pour interjeter appel. L’un de ses conseils a d’ores et déjà qualifié la décision de particulièrement lourde, évoquant des incertitudes persistantes sur les mobiles et les circonstances exactes des faits.
L’affaire trouve son origine dans le décès de l’adolescente, survenu au domicile familial il y a plusieurs années. Les expertises ont écarté la piste du suicide, défendue par la prévenue, pour retenir celle d’une administration volontaire de médicaments. L’accusation a évoqué un contexte d’emprise psychologique et un conflit parental exacerbé. L’ex-conjoint, présent à l’audience, a exprimé son soulagement après le verdict, espérant que ce jugement permettrait à sa fille survivante de comprendre la réalité des événements.
Outre les faits d’empoisonnement, la cour a retenu la culpabilité de la prévenue dans un projet d’assassinat contre son ancien mari, élaboré durant une période de détention provisoire. Elle avait nié ces allégations, les qualifiant de rumeurs infondées. Des expertises psychiatriques ont décrit durant le procès une relation maternelle marquée par un contrôle excessif et une volonté d’exclure le père de la vie de ses enfants.
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