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Culture

Thomas Schlesser, de l’art à la poésie, un écrivain en quête de transmission

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Après le triomphe international des « Yeux de Mona », l’auteur français revient avec un roman qui place la poésie au cœur d’une histoire de résilience, témoignant d’une foi intacte en la puissance salvatrice des mots.

Porté par un succès planétaire inattendu, Thomas Schlesser présente son nouvel ouvrage, « Le chat du jardinier ». Ce roman, qui paraîtra début février, ambitionne de susciter chez ses lecteurs un désir renouvelé pour la poésie. L’écrivain et historien d’art s’appuie sur l’élan considérable généré par son précédent livre, « Les Yeux de Mona », phénomène éditorial traduit dans près de quarante langues et écoulé à plus d’un million d’exemplaires.

L’auteur avoue avoir été surpris, voire stupéfait, par l’accueil réservé à son roman, notamment sur le marché nord-américain, réputé difficile pour les auteurs non anglophones. L’ouvrage s’est pourtant hissé parmi les meilleures ventes du New York Times et a été distingué par une grande chaîne de librairies américaine. Selon les observateurs, ce succès tient à la manière dont le récit entremêle la découverte artistique et le thème universel de la transmission intergénérationnelle.

Ce parcours exceptionnel n’a, selon ses dires, que peu modifié le quotidien de Thomas Schlesser, qui partage son temps entre l’écriture, la direction d’une fondation d’art et l’enseignement. Fervent lecteur de poésie depuis son adolescence, il en défend une pratique quotidienne, qu’il compare à une hygiène de vie. C’est cette conviction qu’il transpose dans son nouveau roman, où les vers deviennent un remède pour un personnage en proie au doute.

L’intrigue met en scène un jardinier accablé par le chagrin, dont l’existence est peu à peu illuminée par une voisine, ancienne professeure de lettres. Leur rencontre, ponctuée de lectures partagées, fait redécouvrir près de quatre-vingts poètes, des classiques aux voix plus contemporaines. Pour l’écrivain, cette trame narrative illustre la capacité de la poésie à apaiser les âmes et à intensifier le rapport au monde.

Thomas Schlesser se réjouit par ailleurs d’un regain d’intérêt notable pour la poésie, particulièrement auprès des plus jeunes. Il observe que cet engouement passe désormais par de nouvelles formes, orales ou musicales, comme le slam, sans négliger les créations écrites les plus audacieuses. L’auteur anticipe même que l’intelligence artificielle pourrait ouvrir des voies inédites à cet art du langage, promettant des évolutions captivantes pour les années à venir.

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