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Tensions nucléaires iraniennes, l’ultime dialogue à Genève

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Alors que les accusations américaines se font plus virulentes, les délégations iranienne et américaine se retrouvent en Suisse dans un climat de forte pression militaire et diplomatique.

Les représentants des deux pays ont entamé, ce jeudi à Genève, une nouvelle série de discussions visant à désamorcer une crise aux ramifications multiples. Cette reprise du dialogue direct, facilitée par le sultanat d’Oman, intervient dans un contexte marqué par un déploiement militaire américain conséquent dans le golfe Persique et des déclarations particulièrement fermes de part et d’autre.

À la veille de ces pourparlers, le président américain a vivement critiqué les activités balistiques et nucléaires de Téhéran, les qualifiant d’ambitions « sinistres ». L’exécutif américain a parallèlement annoncé de nouvelles sanctions économiques ciblant des entités et des navires iraniens. De son côté, la République islamique a catégoriquement rejeté ces accusations, les qualifiant de « répétition de gros mensonges », tout en réaffirmant son droit souverain à développer un programme nucléaire à des fins strictement civiles.

La délégation iranienne, conduite par le chef de la diplomatie, a pour sa part affiché un optimisme mesuré, évoquant la veille une « opportunité historique » et la possibilité de parvenir à un arrangement. Le président iranien a lui-même exprimé l’espoir de sortir de l’impasse actuelle, décrite comme une situation de « ni guerre ni paix ». Cet espoir contraste avec les appréhensions d’une partie de la population iranienne, où certains citoyens, interrogés dans la capitale, redoutent un conflit armé tandis que d’autres estiment que les menaces américaines relèvent du bluff.

Les observateurs soulignent l’enjeu de crédibilité majeur que représentent ces négociations pour l’administration américaine, après le déploiement d’un important dispositif naval dans la région. Un retrait sans accord tangible pourrait en effet être perçu comme un affaiblissement. La situation intérieure en Iran constitue un autre paramètre sensible, alors que des mouvements de protestation estudiantine ont réapparu récemment, et que les autorités font face à des critiques internationales concernant la gestion de troubles sociaux survenus plus tôt dans l’année.

L’issue des discussions genevoises reste donc incertaine, entre la volonté affichée de trouver une issue diplomatique et la persistance de profondes divergences sur le dossier nucléaire, les programmes de missiles et la question des sanctions économiques.

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