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Taxe d’habitation sur les gîtes. La colère monte chez les propriétaires

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Une hausse de 60% frappe les résidences secondaires dans certaines communes. Les professionnels du tourisme rural tirent la sonnette d’alarme.

La récente augmentation de la taxe d’habitation appliquée aux résidences secondaires suscite une vive opposition parmi les propriétaires de gîtes. Un reportage diffusé ce lundi 24 mars au journal de 13 heures de TF1 révèle l’ampleur du mécontentement. Les factures ont bondi de plusieurs centaines d’euros en quelques années, contraignant les exploitants à répercuter cette charge sur leurs tarifs de location.

En Bretagne, Virginie Carmaux, gérante d’un hébergement touristique, dénonce une incohérence administrative. « Nos logements sont classés comme résidences secondaires alors qu’il s’agit de locations saisonnières », explique-t-elle. Près de 3 700 communes françaises peuvent désormais majorer cette taxe jusqu’à 60%, une mesure déjà adoptée par la moitié d’entre elles pour 2025.

La Fédération nationale des Gîtes de France alerte sur les conséquences économiques de cette politique. Selon l’organisation, cette fiscalité punitive menace un secteur clé pour l’attractivité des territoires ruraux. Certains professionnels envisagent même de requalifier juridiquement leurs établissements en locaux commerciaux pour échapper à cette imposition.

Des élues du Finistère ont saisi le ministère de l’Économie pour demander l’exemption des meublés touristiques. Aucune réponse n’a pour l’instant été apportée à cette requête, laissant les professionnels dans l’incertitude. Cette situation illustre les tensions croissantes entre les impératifs budgétaires des collectivités et la viabilité des acteurs du tourisme local.

*Quentin Marchal, 6Medias – Publié le 24 mars à 15h53*

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