Sète
Sète : Laura Seguin (EELV/LFI/PCF) veut reprendre la main sur le logement et stopper la spéculation
En présentant son grand volet logement, la candidate écologiste et citoyenne Laura Seguin propose une refondation profonde de la politique immobilière sétoise, articulée autour d’un constat sévère et de mesures structurantes pour redonner aux habitants la maîtrise de leur ville.
La campagne municipale s’installe à Sète avec son lot de promesses récurrentes. Attractivité, transition écologique, qualité de vie, les candidats s’emparent des mêmes thèmes avec des nuances de ton mais rarement de véritables ruptures. Pour dépasser ces formules déjà entendues, nous poursuivons notre démarche consistant à analyser les propositions capables d’avoir un impact concret sur la vie quotidienne et sur la manière d’exercer durablement le pouvoir local.
Le logement est précisément l’un des sujets où les écarts entre les discours et la réalité vécue sont les plus visibles. Laura Seguin commence par dresser un constat sans détour. Se loger à Sète est devenu un parcours du combattant. Les loyers explosent, les locations saisonnières type Airbnb se multiplient, les familles comme les jeunes n’arrivent plus à trouver leur place et beaucoup sont contraints de partir. La ville change, se transforme, se vide petit à petit de ceux qui y vivaient encore hier. Pour la candidate de la gauche unie sans le Parti Socialiste (PS), le logement n’est pas un sujet isolé. Il est directement lié au modèle économique de Sète. Tant que les habitants ne pourront pas y vivre correctement, travailler, se maintenir, la vie économique, sociale et associative ne pourra pas retrouver son dynamisme. Le logement est donc l’un des leviers essentiels pour faire renaître une ville vivante et équilibrée.
La candidate rappelle que Sète a beaucoup construit ces dernières années. Des quartiers entiers ont été remodelés, densifiés, parfois défigurés. Pourtant l’exode des habitants se poursuit. Beaucoup de familles cherchent des logements plus grands, mieux adaptés, et l’offre produite par la majorité municipale sortante ne correspond pas à la demande. Les chiffres sont révélateurs, 70% des logements sétois sont disponibles à l’année. Le reste est accaparé par le marché Airbnb qui siphonne les appartements au détriment de la population locale. 22% du parc est constitué de résidences secondaires et 8% est vacant, faute de rénovation et d’entretien. Pour Laura Seguin, ces données montrent que trop de logements sont utilisés pour la spéculation ou pour nourrir une économie touristique qui étouffe les habitants. Elle affirme que la tendance peut s’inverser et que Sète n’est pas condamnée à devenir un nouveau Saint-Tropez.
Après ce constat, la candidate dévoile un plan articulé autour de trois mots qui résument sa vision. Réguler, réserver, contrôler. Réguler d’abord, en mettant de l’ordre dans le marché Airbnb. Elle propose d’instaurer des plafonds par quartier et d’utiliser les autorisations délivrées par l’office de tourisme pour piloter et maîtriser l’évolution du parc. Cela permettra de restaurer la vie de quartier et de limiter les déséquilibres. Réserver ensuite. Laura Seguin souhaite que les nouvelles constructions soient intégralement destinées à l’habitation principale. Une disposition nouvelle du PLU le permettra grâce à la loi Le Meur adoptée en 2024. Elle y voit un outil nécessaire pour stopper l’augmentation des résidences secondaires qui pèse sur le marché. Contrôler enfin, la candidate s’engage à lutter contre les détournements de baux étudiants, de baux mobilité ou de baux saisonniers qui sont parfois utilisés pour contourner les règles et proposer de la location touristique déguisée. Elle dénonce une situation qui oblige certains habitants à quitter leur logement à l’arrivée de l’été pour réintégrer les lieux seulement en septembre. Elle juge cette pratique injuste et s’engage à y mettre fin.
La question du logement social est également au cœur de son programme. Laura Seguin accuse la majorité sortante d’avoir échoué. Moins de 10% des demandes sont satisfaites. Beaucoup de familles restent sans solution et les logements proposés sont souvent trop petits pour répondre aux besoins. L’isolation thermique est parfois défaillante, créant des situations intolérables pour des habitants déjà socialement fragiles. La candidate affirme vouloir relancer une véritable politique de production de logements sociaux tout en améliorant la qualité de l’existant. Elle insiste sur la nécessité absolue d’assurer de la transparence dans l’attribution des logements afin de mettre fin au sentiment d’injustice qui s’exprime régulièrement.
Enfin, Laura Seguin souhaite encourager de nouvelles formes d’habitat. Elle met en avant l’habitat participatif ou intergénérationnel pour répondre aux nouveaux modes de vie. De plus en plus de Sétois vivent seuls, qu’ils soient âgés ou parents isolés. Elle regrette que ces solutions n’aient jamais été explorées par la majorité en place. Elle promet de les développer, convaincue qu’elles peuvent recréer du lien et s’adapter aux réalités sociales contemporaines.
Avec ce volet logement, la candidate écologiste entend montrer que le modèle actuel n’est pas une fatalité. Elle promet de redonner aux habitants la possibilité de vivre à Sète, d’y grandir, d’y rester et d’y projeter leur avenir. Pour elle, le logement n’est pas seulement une politique publique. C’est le cœur même du destin d’une ville.
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H
14 novembre 2025 at 7 h 23 min
Pour repenser le logement du XXIème siècle, il faut d’abord détruire des logements existants.
Sète est une ville meurtrie par la présence intolérable du béton liée à la spéculation immobilière qui a gangrené le Bassin de Thau et détruit ses équilibres naturels et économiques.
Un Mont Saint Clair défiguré (une vision satellitaire montre un mitage invisible à l’œil nu), des espaces boisés disparus et une flore propice aux incendies.
Un lido soumis à l’avancée de la mer, un boulevard Mathieu Grangent offert aux spéculateurs immobiliers …et une Entrée Est Rives Sud et Nord proche comme le quai des Moulins de dangers industriels, Saipol, station d’épuration des eaux usées des Eaux Blanches, usines d’incinération et de mise en valeur des déchets, Seveso Bas, risques explosions, incendies….
Ces réalités sont aussi à prendre en compte pour un futur plus clément pour les populations de notre Bassin de Vie…et pas seulement pour les Sétoises et les Sétois….la rupture avec un système installé depuis plusieurs décennies est avant tout une obligation de salubrité publique.
gerardmanvussa34@proton.me
14 novembre 2025 at 12 h 46 min
Personne ne nie la difficulté de se loger à Sète. C’est une angoisse réelle, vécue par nos familles, nos jeunes, nos aînés. Et c’est précisément sur cette peur légitime que le projet de Laura Seguin construit son piège. Analysons son triptyque, qui sonne moins comme un programme que comme une menace : « Réguler, réserver, contrôler ».
Réguler, nous dit-on, c’est mettre de l’ordre. Mais de quel ordre parle-t-on ? Celui d’une bureaucratie qui décidera à votre place si le bien pour lequel vous vous êtes endetté toute votre vie peut vous rapporter un complément de revenu vital ? Mais ce n’est pas tout. Derrière chaque location saisonnière, il n’y a pas seulement un propriétaire. Il y a aussi la femme de ménage qui fait vivre sa famille en nettoyant les appartements entre deux locataires. Il y a l’artisan local appelé en urgence pour une petite réparation. Il y a la petite conciergerie de quartier qui gère les arrivées. Ce sont ces emplois, ces « petites mains » de l’économie locale, que le projet de Mme Seguin menace de balayer d’un revers de main idéologique, au nom d’un grand plan déconnecté du réel.
Réserver, nous promet-elle, c’est pour garantir des logements aux Sétois. L’intention semble louable. Mais la méthode est un poison économique. En interdisant de fait toute nouvelle construction qui ne soit pas une résidence principale, on ne fait pas fuir les « spéculateurs », on assassine notre économie locale. On dit aux artisans du bâtiment, aux agences, à tous ceux qui vivent de la construction et de l’immobilier : « votre travail n’a plus d’avenir à Sète ». On fige la ville, on la condamne à la stagnation. Et la conséquence mécanique de la rareté, c’est l’explosion des prix. Cette mesure, présentée comme une solution, est en réalité le plus sûr moyen de rendre Sète définitivement inaccessible.
Et enfin, le mot qui révèle tout : Contrôler.
Voilà le cœur du projet. Le contrôle de vos biens, de vos projets, de vos vies. La question que chaque Sétois doit se poser, y compris ceux qui sont tentés par ce discours, est simple : dans quel genre de ville voulons-nous vivre ? Un Sète de la méfiance entre voisins et de la contrainte, ou le Sète que nous avons toujours connu, celui de l’initiative, du travail qui paie, et de la liberté ? Le vrai courage politique n’est pas de mettre les Sétois en cage ; c’est de libérer les énergies pour construire plus et mieux.
sétois
19 novembre 2025 at 20 h 34 min
Que d’éloquence dans votre commentaire pour au final défendre un status quo étouffant 🤷♀️
Polowcost
17 décembre 2025 at 11 h 29 min
Le toujours plus n’a plus de sens. Les plages ne sont pas extensibles, les axes de circulation non plus. Votre paradigme est basé sur un modèle des années 70. Nous arrivons au bout de cette logique mercantile, revenons aux basiques, se loger, se nourrir correctement, et offrir à nos enfants un horizon débarrassé de tous ses spéculateurs avides de croissance infinie.
gerardmanvussa34
21 novembre 2025 at 1 h 27 min
Le « statu quo », c’est croire qu’on résout une crise du logement par la bureaucratie et l’interdiction, une recette qui a échoué partout où elle a été tentée.
Ce que je défends n’a rien d’un immobilisme, c’est au contraire la seule dynamique capable de débloquer la situation. Construire, investir, faire travailler les artisans, c’est du mouvement. Le projet de Mme Seguin, lui, c’est la paralysie organisée : geler le marché, fliquer les propriétaires et faire fuir les capitaux nécessaires à la rénovation.
Si pour vous, changer les choses signifie transformer Sète en une ville dortoir sous perfusion administrative, alors nous n’avons pas la même définition du progrès. L’étouffement, le vrai, viendra des cadenas qu’elle veut poser sur notre ville.
Lou Gabian
26 novembre 2025 at 10 h 43 min
En quoi réserver des logements pour l’habitation principale et pour vivre à Sète toute l’année serait mortifère pour l’activité alors que contrairement aux estivants, touristes ou résidents « secondaires » ne passant que 2-3 mois par an, les habitants permanents vivent et consomment à Sète toute l’année, générant de l’activité pour les « petites mains » que vous prétendez défendre – et qui elles même ont du mal à se loger.