Sète
Sète Agglopôle : un deuxième directeur mis à pied pour harcèlement sexuel
Une deuxième affaire de harcèlement sexuel frappe Sète Agglopôle Méditerranée. Après la mise à l’écart définitive de Patrick Raffard la semaine dernière, c’est au tour d’un autre cadre de haut niveau d’être suspendu, dans un climat de malaise grandissant.
Une nouvelle affaire vient ébranler l’administration de Sète Agglopôle Méditerranée (SAM). Emmanuel Deneux, directeur de la commande publique, a été mis à pied la semaine dernière à titre conservatoire, suite à du harcèlement sexuel particulièrement lourd et oppressant. Les faits sont annoncés comme particulièrement graves et avec preuves à l’appui.
Selon nos informations, alors qu’il se trouvait dans son bureau, Emmanuel Deneux a été convoqué et prié de quitter les lieux par le directeur général des services, sans préavis. Une enquête interne a été ouverte pour faire toute la lumière sur les faits signalés.
Présent dans la sphère administrative sétoise depuis près de vingt ans, Emmanuel Deneux a d’abord exercé à la Ville de Sète dès 2004, avant de rejoindre les services de la SAM en 2016, lors de la mutualisation avec la Communauté de communes Nord Bassin de Thau. Son poste, stratégique dans la gestion des marchés publics, fait de lui une figure-clé de l’organisation interne. C’est donc un second haut responsable, occupant un rôle essentiel dans la structure, qui se retrouve visé par de graves accusations.
La situation rappelle celle de Patrick Raffard, directeur financier de la SAM, suspendu en février dernier pour des faits similaires [lire ici]. Après plusieurs mois d’enquête, il a été officiellement écarté de la collectivité. Deux postes majeurs de la hiérarchie administrative sont ainsi concernés, en moins de six mois, par des affaires de harcèlement sexuel.
Ces deux affaires, à quelques mois d’intervalle, posent question. Que fait-on pour accompagner ces femmes courageuses qui cherchent à se libérer ? Les témoignages qui circulent en interne font état d’un malaise profond, parfois banalisé, rarement pris au sérieux — même sous la nouvelle majorité de gauche. Qu’attend-on pour mettre en place, enfin, des outils concrets, protecteurs et libérateurs, à destination de ces femmes qui semblent aujourd’hui décidées à ne plus se taire ?
Des femmes brisent l’omerta, au prix d’un courage immense, ce sont elles qu’il faut écouter et leurs paroles qui doivent désormais guider les actes de l’institution. Car ce qui se joue à la SAM dépasse les murs d’un bureau, c’est la capacité d’une administration à garantir un cadre de travail digne, sûr, respectueux à toutes ces femmes.
Malgré la nomination de Loïc Linares début mai à la tête de la SAM, aucun dispositif clair n’a été mis en œuvre pour renforcer la protection du personnel, ni pour créer un cadre d’écoute et de soutien. Les femmes de cette administration publique qui dénoncent ou alertent restent souvent isolées, et aucune mesure forte n’est venue marquer un changement de culture.
La responsabilité incombe désormais à ceux qui dirigent. Ne pas agir, ce serait couvrir. Et face à cette deuxième alerte, le devoir n’est plus à l’attente, mais à la transparence, à la protection, et à la justice.
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Michelle balaruc
7 juillet 2025 at 17 h 53 min
Il doit y en avoir un paquet de prédateurs sexuelles dedans. Courage mesdames
Vhs
7 juillet 2025 at 23 h 04 min
Inadmissible dehors pointeur
Dede
8 juillet 2025 at 11 h 18 min
Honteux
Clovis 90
8 juillet 2025 at 12 h 11 min
Merci pour toutes ces informations mais je demanderais un peu de respect pour la nouvelle équipe de gauche qui vient d’arriver et qui doit gérer et résoudre beaucoup de problèmes laissés par l’ancienne équipe en poste depuis bientôt un quart de siècle.
Cesar
8 juillet 2025 at 12 h 43 min
Vous avez raison
Durand
8 juillet 2025 at 15 h 35 min
De droite de gauche tous dans la même corbeille . Nommé une femme il y aire moins d’homme qui se prendront pour superman et ce qui ne sont pas surtout… honte à eux
Magalie VR
8 juillet 2025 at 16 h 32 min
Elle est belle la gauche tien !
Cesar
9 juillet 2025 at 7 h 20 min
Je ne vois pas ce que vient faire votre commentaire
L’article concerne 2 agents « délinquants »
Le « ménage » a commencé et il va continuer
Grâce à la gauche ces agents ont été virés et c’est une bonne chose.
A toutes fins utiles je vous indique que les agissements de ces deux agents étaient connus par l’ancienne direction donc de droite et qu’à t’elle fait RIEN
fernande
9 juillet 2025 at 12 h 35 min
hey le singulier !c’est malhonnête la pour le coup !!
en tant que journalistes vous devez facilement avoir accès au message. je vous pensai plus intègre, mais en fait on dirait que vous avez des arrières pensées au final
dès le 3 juillet les agents ont reçu un message directement de Linarès qui explique mettre en place « un cycle de sensibilisation dédié à la prévention du harcèlement sexuel, et plus largement du harcèlement au travail.
Ces sessions auront pour objectif de mieux comprendre ce qu’est le harcèlement sexuel, d’en repérer les signes, de connaître les recours possibles et de savoir comment agir, en tant que témoin, collègue ou encadrant. Parce que chacun·e doit pouvoir exercer ses missions dans un climat de confiance et de respect, il est essentiel d’aborder ces questions avec sérieux, pédagogie et responsabilité.
Ce cycle sera animé par des intervenants spécialisés. Un partenariat est notamment en cours de préparation avec le CNFPT afin de proposer ces formations rapidement. Les premières dates seront communiquées dès que possible. Elles s’adresseront à l’ensemble des agents, encadrants comme non-encadrants. »
Sylvio
13 juillet 2025 at 9 h 57 min
Vous ne voyez que la partie visible de l’iceberg, tout le monde est au courant des agissements des uns et des autres