Société
Rétention administrative : une durée d’enfermement qui explose malgré moins de placements
Les centres de rétention administrative voient leur occupation baisser, mais les durées de détention s’allongent dramatiquement, selon un rapport accablant.
En 2024, le nombre d’étrangers en situation irrégulière placés en rétention a diminué, passant de 46 955 à 40 592 personnes. Cependant, la durée moyenne de séjour dans ces centres a fortement augmenté, atteignant 33 jours contre 28,5 l’année précédente. Un chiffre qui a doublé depuis 2020, où il s’élevait à seulement 16,7 jours. Cette tendance inquiétante est dénoncée par les associations intervenant dans ces structures, qui pointent du doigt des législations de plus en plus répressives.
Parmi les personnes retenues en métropole, les Algériens représentent la majorité (32 %), suivis des Tunisiens (12 %) et des Marocains (11 %). Les 25 centres disséminés sur le territoire, dont quatre en Outre-mer, permettent théoriquement une détention allant jusqu’à 90 jours, voire 210 en cas d’activités terroristes. Or, malgré cet allongement des durées, les expulsions effectives ne progressent pas. Seulement 57,6 % des personnes enfermées sont finalement éloignées, et la plupart des reconduites à la frontière (78 %) interviennent dans les 45 premiers jours.
Les conditions de vie dans ces centres suscitent de vives critiques. Les associations évoquent des conséquences dramatiques sur la santé mentale et physique des détenus, avec une recrudescence de tentatives de suicide, d’automutilations et de violences. « Un système fondé sur des procédures absurdes et maltraitantes ne profite à personne », déplore une responsable associative, soulignant l’impact négatif sur les détenus comme sur le personnel.
Dans ce contexte, une proposition de loi portée par la majorité sénatoriale vise à étendre la durée maximale de rétention à 210 jours pour les étrangers condamnés pour des crimes ou délits graves. Parallèlement, un autre texte pourrait évincer les associations de leur rôle d’information et de soutien juridique au profit d’un organisme placé sous la tutelle du ministère de l’Intérieur. Une mesure vivement contestée, accusée de restreindre encore davantage les droits des personnes retenues.
Alors que les critiques s’accumulent, la question de l’efficacité et de l’humanité du système de rétention administrative reste plus que jamais posée.
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