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Économie

Renault dans la tourmente : un troisième procès pour fraude aux émissions polluantes envisagé

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_**Le constructeur automobile français, accusé d’avoir contourné les normes antipollution, s’expose à des poursuites judiciaires similaires à celles de Volkswagen et Peugeot-Citroën.**_

Les autorités judiciaires françaises envisagent d’engager des poursuites contre Renault pour tromperie aggravée dans le cadre du scandale du Dieselgate. Cette décision intervient après des réquisitions du parquet de Paris, qui accuse le groupe d’avoir délibérément calibré certains véhicules diesel pour qu’ils respectent les normes antipollution uniquement lors des tests d’homologation, et non en conditions réelles de conduite. Les modèles concernés, commercialisés entre 2009 et 2017, répondaient aux normes Euro 5 et Euro 6, mais leurs émissions d’oxydes d’azote auraient largement dépassé les seuils autorisés sur la route, contribuant ainsi à la pollution atmosphérique et aux risques sanitaires associés.

Renault rejette fermement ces accusations, affirmant que ses véhicules sont conformes à la réglementation en vigueur et qu’aucun logiciel frauduleux n’a été utilisé. Le constructeur met également en avant une récente décision de la Cour de cassation qui, selon lui, remet en cause la validité de la procédure. Malgré ces arguments, les enquêteurs estiment que la stratégie du groupe visait à optimiser les performances des moteurs lors des tests, au détriment de leur efficacité réelle en matière de dépollution.

Ce dossier judiciaire, qui implique déjà des centaines de parties civiles, dont plusieurs municipalités et associations, pourrait avoir des conséquences financières majeures pour Renault. Les estimations préliminaires évoquent près de 900 000 véhicules potentiellement concernés, représentant un chiffre d’affaires de plusieurs milliards d’euros. Les victimes, qu’elles soient des particuliers ou des collectivités, réclament des indemnisations proportionnelles aux préjudices subis, tant sur le plan économique que sanitaire.

Cette affaire s’inscrit dans le sillage du Dieselgate, révélé en 2015, qui avait exposé les pratiques frauduleuses de plusieurs constructeurs automobiles, à commencer par Volkswagen. En France, les procédures judiciaires se multiplient, avec des demandes de procès déjà formulées contre Peugeot-Citroën et Volkswagen. Les prochains mois seront décisifs, alors que la justice doit trancher sur l’opportunité d’engager ces poursuites et, le cas échéant, sur les réparations dues aux plaignants.

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