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Rafah entrouvre une porte étroite vers Gaza

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Le point de passage frontalier avec l’Égypte a été rouvert de manière très limitée ce dimanche, après une fermeture prolongée. Cette décision, qui répond à des pressions internationales, laisse toutefois entrevoir un acheminement d’aide et des déplacements de personnes soumis à de strictes conditions.

Le poste-frontière de Rafah, unique accès à la bande de Gaza ne transitant pas par Israël, a connu une reprise partielle de ses activités. Cette ouverture, la première depuis plusieurs mois, concerne pour l’instant exclusivement les résidents du territoire palestinien. Les modalités d’accès, définies par les autorités israéliennes, restent très encadrées. L’organisme militaire israélien chargé des affaires civiles a précisé que la circulation des personnes dans les deux sens ne débuterait pas avant lundi, le temps d’achever les préparatifs logistiques.

La communauté humanitaire, qui réclamait avec insistance cette mesure pour faciliter l’entrée de l’aide, demeure réservée face aux restrictions maintenues. Parallèlement, une décision distincte a été annoncée à l’encontre de l’organisation Médecins sans Frontières, sommée de quitter Gaza d’ici la fin du mois. Sur le terrain, l’annonce suscite des sentiments contrastés, mêlant un espoir ténu à une certaine amertume. Pour des centaines de patients nécessitant des soins à l’étranger, cette évolution représente une lueur, bien qu’incertaine.

La réouverture s’inscrit dans le cadre d’un cessez-le-feu fragile, intervenu après des mois de tensions. Elle avait été conditionnée, entre autres, à la restitution de la dépouille du dernier otage israélien retenu dans l’enclave, récupérée récemment. Les procédures exigent désormais une autorisation préalable des services de sécurité israéliens pour tout mouvement, en coordination avec l’Égypte et sous supervision européenne. Le secteur du poste-frontière reste sous contrôle militaire.

Cette étape est également perçue comme un élément du plan de paix plus large, dont la mise en œuvre progressive prévoit à terme une administration intérimaire de Gaza et un retrait des forces. Pour l’heure, les observateurs soulignent que le flux de l’aide humanitaire, bien que symboliquement important, ne semble pas destiné à connaître une augmentation substantielle dans l’immédiat. L’attention se porte désormais sur la concrétisation effective des passages et sur l’évolution de la situation sécuritaire dans cette zone sensible.

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