Nous rejoindre sur les réseaux

France

Rachida Dati et Carlos Ghosn face à la justice pour corruption

Article

le

L’ancienne ministre et l’ex-PDG de Renault-Nissan devront répondre de graves accusations devant les tribunaux.

Une décision judiciaire vient de sceller le renvoi en procès de Rachida Dati, actuelle ministre de la Culture, et de Carlos Ghosn, ancien dirigeant de Renault-Nissan. Les deux personnalités sont accusées de corruption et de trafic d’influence dans une affaire instruite depuis 2019. Le dossier, aux ramifications complexes, mêle enjeux économiques et politiques, alors que l’élue parisienne nourrit des ambitions municipales.

Rachida Dati est soupçonnée d’avoir perçu près de 900 000 euros entre 2010 et 2012 pour des prestations de conseil supposément effectuées auprès d’une filiale de Renault-Nissan, sans que son activité réelle ne soit établie. Les juges d’instruction estiment que ces versements dissimulaient en réalité une forme de lobbying incompatible avec son mandat de députée européenne. La ministre, qui nie fermement ces allégations, a annoncé son intention de faire appel.

Carlos Ghosn, quant à lui, est poursuivi pour abus de pouvoir, abus de confiance et corruption active. L’ancien magnat de l’automobile, réfugié au Liban après sa fuite spectaculaire du Japon en 2019, reste sous le coup de plusieurs mandats d’arrêt internationaux. Son implication dans cette affaire s’ajoute à ses démêlés judiciaires antérieurs liés à des malversations financières présumées.

L’ouverture du procès, prévue après une audience préliminaire fin septembre, pourrait intervenir après les élections municipales de 2026, selon des sources proches du dossier. Une perspective qui alimente déjà les réactions politiques, certains opposants dénonçant l’incompatibilité entre des fonctions électives et un statut de prévenu.

Dans cette affaire, trois autres personnes initialement concernées ont échappé à des poursuites, bénéficiant d’un non-lieu ou du statut de témoin assisté. Renault, partie civile dans le dossier, n’a pas souhaité s’exprimer sur la décision des juges.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus